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Des cas de conscience décelés chez des patients à l'état végétatif

02/08/2012 12:48 EDT | Actualisé 02/10/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - De nouvelles technologies dans le milieu médical permettent de déceler des cas de conscience chez des patients qui ne démontrent aucune réponse clinique, révèle une étude.

Selon un article publié dans la revue «The Lancet Neurology», de nouveaux outils ont permis de mettre au jour un taux élevé d'erreurs de diagnostic, avoisinant les 40 pour cent, chez des patients souffrant de troubles de la conscience, dont fait partie l'état végétatif.

Le docteur Éric Racine, de l'Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM), fait partie de l'équipe de chercheurs qui s'est penché sur les enjeux cliniques, sociaux et éthiques auxquels sont confrontés les cliniciens.

Il souligne que les patients qui souffrent de troubles de la conscience ont longtemps été considérés comme inconscients. Mais des cas «stupéfiants» de conscience ont été décelés malgré l'absence d'une réponse observable sur le plan clinique, ajoute le chercheur québécois.

Le diagnostic clinique repose sur l'observation de signes moteurs qui peuvent varier dans le temps et être très subtils. Or, de graves lésions cérébrales peuvent mener à un trouble de la conscience chronique, qui consiste en une inhibation de la conscience.

L'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle permet désormais d'établir un diagnostic plus juste. Elle parvient à mesurer la fonction cérébrale à l'état de repos et en réponse à des consignes simples, sans égard à la réaction motrice du patient.

Ces nouveaux outils n'ont pas encore été implantés dans les hôpitaux québécois. Ils pourraient toutefois avoir un impact sur la décision ou non de cesser des traitements.

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