GIMLI, Man. - Stephen Harper soutient que son ministre de l'Immigration n'est pas intervenu dans le processus de délivrance d'un visa de séjour à Conrad Black, qui a obtenu la permission de résider au Canada peu après sa sortie d'une prison américaine.

Selon le premier ministre, Jason Kenney a pris toutes les mesures nécessaires pour s'assurer que les fonctionnaires traitent le dossier de M. Black de façon indépendante. Il n'est d'ailleurs pas dans l'intérêt du gouvernement conservateur de s'impliquer dans le dossier, a répondu M. Harper, jeudi, lors d'une visite à Gimli, au Manitoba.

Les allégations concernant l'implication présumée du ministre Kenney ont été qualifiées de «fallacieuses» par Stephen Harper.

L'ancien magnat de la presse Conrad Black est récemment rentré au Canada grâce à un permis de séjour temporaire, après avoir purgé en Floride une peine de 37 mois de prison pour fraude et entrave à la justice.

Le premier ministre a tenu ces propos dans la foulée de la publication d'une lettre ouverte signée par plus de 80 avocats. Ces derniers ont ouvertement mis en doute les affirmations de Jason Kenney, qui a dit n'être intervenu d'aucune façon dans l'émission d'un permis de séjour temporaire pour Conrad Black.

La publication de cette missive faisait suite à une plainte déposée au Barreau du Haut-Canada par un employé du cabinet de Jason Kenney contre un avocat qui avait jugé improbable que le ministre n'ait pas été impliqué dans le dossier de Black.

Le Barreau du Haut-Canada a conclu qu'il ne disposait pas de suffisamment de preuves pour ouvrir une enquête.