NOUVELLES

Au moins 17 morts dans de nouvelles attaques en Irak

02/08/2012 03:14 EDT | Actualisé 02/10/2012 05:12 EDT

L'Irak a connu une nouvelle journée de violences jeudi qui ont coûté la vie à au moins 17 personnes dont quatre membres d'une même famille, après un pic des attaques en juillet.

Juillet a été le mois le plus meurtrier en Irak depuis près de deux ans, les autorités ayant recensé 325 décès.

Ce regain de violences en Irak s'explique, selon les experts, par un contexte régional rendu tendu par le conflit en Syrie voisine et par l'instabilité politique de l'Irak où les tensions et confessionnelles restent fortes.

Jeudi, des inconnus ont attaqué le domicile d'une famille turkmène à Kirkouk (nord) tuant un couple et leurs deux filles à coups de couteaux, a-t-on appris de sources de sécurité et médicales.

Les cadavres du couple se trouvait dans une pièce, ceux de leurs filles dans une autre, toutes deux couvertes de sang, a constaté un journaliste de l'AFP. Une source policière a affirmé qu'aucun bien n'avait été volé et que le crime semblait être un acte de vengeance.

Toujours à Kirkouk, quatre policiers ont été abattus alors que trois membres de la milice Sahwa, qui combat Al-Qaïda, ont été tués dans l'explosion d'une bombe près de Balad, également au nord de la capitale, selon les mêmes sources.

A Bagdad, une voiture piégée à Husseiniyah a tué trois personnes, a rapporté un responsable du ministère de l'Intérieur, ajoutant que des habitants en colère avaient ensuite attaqué des policiers et brûlé leurs véhicules.

Un responsable du ministère de la Santé a fait état pour cette même attaque d'un bilan plus meurtrier, recensant sept morts et 22 blessés.

Des hommes armés ont attaqué un barrage routier proche d'un poste de police au nord-est de Samarra, dans la même région, tuant un policier et un membre de Sahwa, selon un capitaine de la police et une source médicale à l'hôpital de Samarra.

Un officier de l'armée a affirmé que ces hommes armés avaient également attaqué un check-point près de Doujaïl, également dans le nord de Bagdad, tuant un soldat et en enlevant quatre autres.

Et selon le général de brigade Mohammed Khalaf Saïd al-Doulaimi, un attentat suicide a été déjoué dans le Nord. Six hommes armés portant des ceintures explosives ont tenté d'attaquer un site militaire au sud de Kirkouk mais cinq d'entre eux ont été tués et le sixième a été grièvement blessé.

En juillet, les attentats les plus sanglants ont eu lieu le 23 juillet, lorsque 29 attaques ont touché 19 villes irakiennes, tuant 113 personnes et faisant 259 blessés, la série d'attaques la plus meurtrière depuis décembre 2009.

Dans un message diffusé sur internet, l'Etat islamique d'Irak (ISI), branche d'Al-Qaïda, avait annoncé "une offensive sacrée au cours du ramadan", le mois de jeûne musulman, visant des cibles "soigneusement choisies", notamment les "forces de sécurité, l'armée" et des chiites.

Si les violences ont considérablement diminué par rapport aux sanglantes années 2006-2007, elles restent encore très fréquentes en Irak.

bur-wd/sbh/tp

PLUS:afp