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Syrie: plus de 16 mois de révolte et de répression sanglante

01/08/2012 09:50 EDT | Actualisé 01/10/2012 05:12 EDT

La Syrie est en proie depuis le 15 mars 2011 à une révolte populaire contre le régime de Bachar al-Assad qui s'est militarisée face à la répression menée par les troupes régulières et s'est transformée en conflit armé.

En 16 mois, plus de 20.000 personnes, dont environ 14.000 civils, ont péri dans les violences, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

--2011--

- 15-16 mars: A Damas, rassemblements à la suite d'un appel sur Facebook pour "une Syrie sans tyrannie, sans loi sur l'état d'urgence ni tribunaux d'exception". Plusieurs manifestations contre le pouvoir sont par la suite violemment réprimées notamment à Damas et Deraa, foyer de la contestation dans le Sud. Damas dénonce une "rébellion armée de groupes salafistes".

- 21 avr: Assad lève l'état d'urgence en vigueur depuis 1963. Des dizaines de morts dès le lendemain. La contestation va s'étendre et se radicaliser avec des appels à la chute du régime.

- 30 juil: Le colonel Riad al-Assaad, déserteur réfugié en Turquie, annonce la création de l'Armée syrienne libre (ASL) pour engager une opposition armée.

- 18 août: Barack Obama et ses alliés occidentaux appellent Assad à partir. Séries de sanctions internationales depuis contre le régime.

- 2 oct: Lancement du Conseil national syrien (CNS) réunissant les principaux courants de l'opposition.

--2012--

- 4 fév: Début d'une offensive contre Homs (centre). Le 1er mars, l'armée prend le contrôle de Baba Amr, bastion de la rébellion dans la ville, après des semaines de siège et de bombardements (des centaines de morts).

- 21 mars: Déclaration du Conseil de sécurité soutenant le plan de l'émissaire Kofi Annan qui prévoit le retour de l'armée dans les casernes, la libération des détenus, le respect du droit à manifester, un dialogue pouvoir/opposition et la libre circulation pour les humanitaires et la presse.

- 25 mai et 6 juin: Massacres à Houla: au moins 108 morts, dont des dizaines d'enfants et de femmes, et à Al-Koubeir (centre, au moins 55 morts).

- 16 juin: Les observateurs de l'ONU, déployés en avril pour surveiller un cessez-le-feu qui n'a jamais été respecté, suspendent leurs opérations.

- 3 juil: Human Rights Watch dénonce un "archipel de la torture", avec des dizaines de milliers de détenus.

- 6 juil: Défection de Manaf Tlass, haut gradé de l'armée et ami d'enfance d'Assad.

- 15 juil: Début de combats d'une violence inédite à Damas entre armée et rebelles de l'ASL, composée de déserteurs et de civils armés.

- 18 juil: Quatre hauts responsables de l'appareil de Sécurité, dont le beau-frère d'Assad, Assef Chawkat, sont tués dans un attentat à Damas.

- 19 juil: Veto russo-chinois (le 3e) au Conseil de sécurité à une résolution menaçant le régime de sanctions.

- 20 juil: Début de la bataille pour le contrôle de la capitale économique Alep, vers laquelle régime et rebelles envoient des renforts. De violents combats se déroulent depuis dans plusieurs quartiers.

- 23 juil: L'armée reprend le contrôle de la capitale.

- 1er août: Les rebelles accentuent la pression à Alep. De brefs combats opposent pour la première fois des soldats à des assaillants aux abords de deux quartiers chrétiens réputés pro-régime dans le centre de Damas. Assad affirme que l'armée livre une bataille "cruciale" pour le destin du pays.

acm/bc/cco

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