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Soudan: un responsable local tué dans une embuscade au Darfour (media)

01/08/2012 11:11 EDT | Actualisé 01/10/2012 05:12 EDT

Un chef de district au Darfour, région de l'ouest du Soudan secouée par des violences, a été tué par balle dans une embuscade, ont indiqué mercredi les médias officiels.

Abdelrahmane Mohammed Eissa, chef du district d'Al-Waha dans l'Etat du Nord-Darfour, a succombé à ses blessures à l'hôpital après été victime d'une attaque par des hommes armés dans la localité de Kutum, a rapporté l'agence de presse officielle soudanaise SUNA.

Les hommes armés se sont emparés de sa voiture avant d'être poursuivis par des policiers et des soldats qui ont réussi à encercler les suspects, a ajouté SUNA indiquant que l'opération se poursuivait, sans préciser qui étaient les auteurs de l'embuscade.

Les vols de voitures sont monnaie courante au Darfour mais de telles attaques contre des responsables gouvernementaux sont rares dans le pays.

Début juillet, le président du Parlement local du Kordofan-Sud, un Etat du Soudan secoué par les violences, avait été tué dans une embuscade ainsi que sept personnes, ont indiqué les médias officiels alors que les rebelles dans la région avaient nié toute implication.

L'attaque contre Eissa au Nord-Darfour est survenue au lendemain de la mort de huit manifestants dans le Sud-Darfour, dans des violences sans précédent entre manifestants et policiers à Nyala, capitale de l'Etat, depuis le début du mouvement de contestation contre l'inflation et le régime de Khartoum à la mi-juin.

Le chef sortant de la mission de maintien de la paix au Darfour, Ibrahim Gambari, a récemment fait état d'une nouvelle explosion de violence dans la région, notamment des raids aériens des forces gouvernementales et des attaques rebelles contre l'armée. Il a également fait état de la mort de dizaines de personnes dans des violences tribales.

Le banditisme, les violences tribales et les combats entre rebelles et armée soudanaise se poursuivent au Darfour même s'ils sont d'un degré moindre que durant le pic des violences de 2003-2004, après le soulèvement de groupes non arabes contre le régime de Khartoum.

str-it/feb/cco

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