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Pour les rebelles syriens, le cabinet d'exil annoncé est "mort-né"

01/08/2012 09:43 EDT | Actualisé 01/10/2012 05:12 EDT

La rébellion syrienne a estimé mercredi que le futur gouvernement de transition dirigé par un groupe minoritaire de l'opposition était "mort-né", car non représentatif.

"Ce gouvernement d'exil est mort-né car il est issu d'un seul groupe qui ne représente pas l'ensemble de l'opposition et ne répond pas aux revendications du peuple", a affirmé à l'AFP le colonel rebelle Kassem Saadeddine, porte-parole de l'Armée syrienne libre (ASL) à l'intérieur de la Syrie.

Un gouvernement de transition nécessite "un consensus" et "tout projet gouvernemental qui marginaliserait des groupes à l'intérieur du pays" sera voué à l'échec, a-t-il déclaré via Skype.

Selon lui, un gouvernement transitoire doit représenter le Conseil national syrien (CNS) --principale coalition de l'opposition-- ainsi que l'ensemble des militants sur le terrain.

L'opposant syrien Haytham al-Maleh, 81 ans, a annoncé mardi avoir été chargé par une coalition de Syriens "indépendants sans affiliation politique" de former un gouvernement en exil qui sera basé au Caire.

M. Maleh, un avocat et défenseur des droits de l'Homme qui a passé plusieurs années en prison, a expliqué la décision de former un gouvernement par la crainte d'un "vide" en cas de chute du président Bachar al-Assad.

Le CNS a réagi en jugeant "hâtive" la formation d'un gouvernement en exil, estimant qu'elle affaiblissait l'opposition syrienne.

Le président du CNS, Abdel Basset Sayda, avait annoncé samedi qu'il allait discuter avec les groupes rebelles présents sur le terrain d'un gouvernement de transition qui serait dirigé par une personnalité engagée dans le soulèvement dès son déclenchement.

Le CNS a formé deux comités pour se concerter avec l'ASL et les militants de l'intérieur ainsi qu'avec l'opposition en exil pour la formation d'un gouvernement de transition.

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