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Nigeria: le groupe islamiste Boko Haram revendique les derniers attentats

01/08/2012 06:30 EDT | Actualisé 01/10/2012 05:12 EDT

Le groupe islamiste nigérian Boko Haram a revendiqué mercredi les attentats-suicide perpétrés lundi contre deux postes de police de la ville de Sokoto, dans le nord-ouest du Nigeria et l'attaque de la maison du vice-président Namadi Sambo à Zaria (nord).

Dans un communiqué, le groupe avertit aussi qu'il tuera tous ceux qui seraient envoyés pour l'espionner.

Les deux attentats-suicides perpétrés lundi contre deux postes de police à Sokoto, haut lieu de l'islam, ont fait deux morts et 30 blessés, outre les deux kamikazes.

"Nous remercions Allah tout puissant de nous avoir donné l'occasion d'accomplir la promesse que nous avions faite de lancer plusieurs attaques simultanées à Sokoto", est-il indiqué dans le document attribué au porte-parole présumé de Boko Haram, Abul Qaqa.

Abul Qaqa a déjà revendiqué plusieurs attaques au nom du groupes islamiste, responsable d'attentats qui ont fait des centaines de morts au cours des derniers mois dans le entre et le nord du pays le plus peuplé d'Afrique.

Le communiqué revendique par ailleurs l'attaque par des hommes armés, le même jour, de la demeure du vice-président Namadi Sambo à Zaria, dans le nord du Nigeria. Un civil a été tué dans cette attaque.

Personne n'habite dans cette maison, en réparation depuis les dommages subis pendant les émeutes post-électorales de 2011.

"Nous sommes responsables des attaques (...) de la résidence de Namadi Sambo", déclare le communiqué rédigé en langue haoussa.

Dans un message, en juillet, Abul Qaqa prévenait que le groupe poursuivrait la "traque des responsables gouvernementaux où qu'ils soient. Ils ne connaîtront plus la paix", ajoutant qu'il avait déjà ciblé des installations gouvernementales.

La police de l'Etat de Kaduna, dont Zaria est une ville majeure, a indiqué avoir arrêté deux des trois hommes armés suspectés d'avoir mené l'attaque contre la maison de M. Sambo.

Ils ont été reconnus à l'hôpital où l'un d'entre eux était allé se faire soigner, selon le porte-parole de la police de l'Etat de Kaduna, Abubakar Balteh.

Depuis un assaut de l'armée contre Boko Haram à Maiduguri (nord), durant l'été 2009, qui avait fait 800 morts, le groupe a revendiqué des attentats ayant fait plus de 1.000 morts. Son attaque la plus meurtrière a fait 185 morts le 20 janvier dernier à Kano.

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