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Le chef de l'ASL fustige le commandement rebelle à l'intérieur de la Syrie

01/08/2012 01:39 EDT | Actualisé 01/10/2012 05:12 EDT

Le chef officiel de l'Armée libre syrienne (ASL), basé en Turquie, a vivement critiqué mercredi le commandement des rebelles à l'intérieur de la Syrie qui a appelé cette semaine à la formation d'un conseil présidentiel pour diriger une éventuelle transition.

"Il y a des personnes, se disant appartenir à l'ASL et à son commandement de l'intérieur, qui sont engagées avec fièvre dans la course à des postes (de pouvoir) au point d'annoncer un programme de gouvernement de transition", a déclaré dans un discours diffusé sur Youtube le colonel Riad Assaad, dont les relations sont notoirement mauvaises avec la direction militaire des rebelles de l'intérieur.

"Il s'agit d'une tentative claire pour utiliser (à leur profit) la révolution et le sang des martyrs", a ajouté le chef rebelle qui s'exprimait à l'occasion de la Journée de l'armée en Syrie.

"En fait, ils sont en train de ressusciter le régime d'Assad qui est en train de tomber en voulant monopoliser la décision sans tenir compte de l'opinion du peuple qui a offert son sang et ses larmes pour l'indépendance", poursuit-il.

L'Armée syrienne libre (ASL) de l'intérieur avait appelé lundi à la constitution, dans une première étape, d'un "conseil supérieur de défense regroupant les chefs militaires des villes et des provinces syriennes ainsi que que les plus importants officiers ayant fait défection ou ayant participé à la révolution".

Cette instance choisira ensuite "un conseil présidentiel de six personnalités politiques et militaires pour diriger le pays durant la période transitoire", a-t-elle indiqué, citant son "programme de salut national".

L'instance présidentielle devra "proposer des lois, soumises à référendum, pour restructurer les organismes militaires et de sécurité et proposer des solutions pour intégrer les civils qui ont combattu durant la révolution au sein des structures militaires et de sécurité", ajoute le texte.

L'ASL insiste sur le fait que "tout gouvernement formé ici ou là n'aura aucune légitimité nationale et révolutionnaire s'il n'est pas approuvé par le commandement de l'ALS à l'intérieur et toutes les véritables forces révolutionnaires sur le terrain".

Pour le colonel al-Assaad, "le but essentiel de cette annonce, c'est de gagner les faveurs de l'extérieur, diviser l'intérieur et démanteler l'ASL qui est la force de frappe du peuple".

Critiquant, sans le nommer le Conseil national syrien (CNS), la plus importante coalition civile de l'opposition, il a lancé: "Je demande aux messieurs de l'opposition: pourquoi n'avons nous pas de munitions, ni d'équipements ? où vont les aides et le soutien de l'extérieur ?".

Pour sa part, son rival, le général Moustapha Al-Cheikh, chef du Conseil militaire, s'est rendu à Atareb, dans la province d'Alep, pour rencontrer les combattants rebelles, selon une autre vidéo postée sur Youtube.

"La victoire approche et si Dieu le veut, nous la célébrerons ensemble à Damas", a-t-il dit.

rd/sk/vl

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