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La nouvelle poussée d'Ebola en Ouganda a désormais fait au mois 15 morts

01/08/2012 11:04 EDT | Actualisé 01/10/2012 05:12 EDT

La nouvelle poussée d'Ebola en Ouganda a désormais fait au moins 15 morts, a annoncé mercredi le ministère ougandais de la Santé.

La nouvelle épidémie d'Ebola a surgi début juillet dans l'ouest de l'Ouganda, dans le district de Kibaale, à quelque 200 km de la capitale Kampala et à une cinquantaine de km de la frontière avec la République démocratique du Congo (RDC).

Un précédent bilan faisait état de 14 morts.

Les autorités ont enregistré mardi soir deux nouveaux décès, dont un seul pour l'instant est, selon les tests, de façon confirmée dû à Ebola, a précisé Dennis Lwamafa, directeur général des services sanitaires ougandais. L'autre n'est encore qu'un cas suspect.

La semaine dernière, une aide-soignante tombée malade après avoir soigné des patients atteints du virus dans l'ouest de l'Ouganda était décédée à l'hôpital Mulago de Kampala où elle était venue se faire soigner. Selon les informations disponibles à ce stade, personne n'a encore contracté le virus à Kampala même, une capitale densément peuplée de quelque 1,5 million d'habitants.

Le virus Ebola, qui provoque une fièvre hémorragique, est ultra-contagieux et hautement mortel. Il se transmet par le sang, la salive, les selles, ainsi que par voie sexuelle, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Le Kenya, le Rwanda, le Soudan du Sud et la Tanzanie, pays voisins de l'Ouganda, ont tous conseillé à leurs populations de signaler aux autorités sanitaires tout symptôme ressemblant à ceux provoqués par Ebola.

"La population ne doit pas paniquer, jusqu'ici nous n'avons enregistré aucun cas à l'intérieur de nos frontière," a affirmé la ministre tanzanienne de la Santé, Regina Kikulishe. "Nous lui conseillons d'avertir les centres de santé proches de chez eux s'ils rencontrent quelqu'un présentant les symptômes d'Ebola," a-t-elle cependant ajouté.

Le ministre sud-soudanais de la Santé, Michael Milly Hussein, a de son côté indiqué que les services sanitaires de son pays étaient en état d'alerte, afin que tout cas suspect soit "détecté à temps".

Le Kenya et le Rwanda ont émis des messages similaires.

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