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JO-2012 - Ralf Schumann, 7e campagne olympique pour le "Schumi du tir"

01/08/2012 01:05 EDT | Actualisé 01/10/2012 05:12 EDT

A 50 ans, l'Allemand Ralf Schumann débute jeudi à Londres son 7e tournoi olympique de rang par les qualifications du tir rapide à 25 m, un record national qu'il aimerait agrémenter d'une cinquième médaille, de préférence d'or comme ce fut le cas déjà à trois reprises.

L'histoire de Schumann a commencé sous les couleurs de la RDA. Celle de l'adolescent de Meissen (Saxe) considéré d'abord trop petit pour le tir mais qui impressionnait d'une série de 10 balles les entraîneurs au point de rejoindre le centre national en 1977.

Privé des Jeux de Los Angeles en 1984 en raison du boycott du bloc de l'Est, la gâchette de la RDA débutait sa carrière olympique quatre ans plus tard à Séoul avec la médaille d'argent.

"Jusqu'à ce jour mes plus beaux Jeux", estime-t-il, même après la revanche de Barcelone, sous les couleurs d'une Allemagne unifiée, où il devient mécanicien chez Mercedes avec le droit de travailler en matinée et de s'entrainer l'après-midi.

Couronné pour la deuxième fois à Atlanta, Schumann connaît "la déroute" d'une 5e place quatre ans plus tard à Sydney. Mais l'homme qui a dessiné son arme désormais commercialisée et utilisée par de nombreux concurrents, rumine sa revanche.

Il l'obtient quatre ans plus tard à Athènes pour devenir le "Schumi du tir", en référence à son illustre compatriote Michael Schumacher. Donné favori en 2008 à Pékin, le pistolero et son Pardini calibre 22 cède au terme d'une lutte acharné avec l'Ukrainien Oleksandr Petriv.

Les années passent et le bras ne tremble toujours pas. Au rythme de 40.000 cartouches tirées par an, l'homme aux cinq médailles mondiales (2 titres en 1990 et 98), sept sacres européens entre 1987 et 2003 et moult records reste parmi l'élite.

"C'est l'un plus grands de l'histoire du tir allemand, toujours une garantie de médaille", considère l'entraineur allemand Heiner Gabelmann.

Mais l'athlète reste humble: "Ma principale motivation n'est pas de prouver que je suis le meilleur, mais que je traduis parfaitement en compétition tout ce que j'ai travaillé à l'entraînement".

Reste que face à la cible, l'attrait de l'or est toujours plus fort. Pour réussir sa sortie et transmettre son savoir pour Rio-2016: "J'ai passé mon diplôme d'entraîneur et je veux devenir entraîneur national. Londres sera donc la fin. Ce sera super quand j'irai aux Jeux aussi comme entraîneur".

sg/jr

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