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JO-2012 - Kayak: Jessica Fox, graine de champions

01/08/2012 08:44 EDT | Actualisé 01/10/2012 05:12 EDT

Si avoir des parents champions peut être un héritage encombrant, ce n'est pas le cas pour la kayakiste australienne Jessica Fox, fille de l'ex-gloire française Myriam Jerusalmi et de la légende anglaise Richard Fox, en quête d'or jeudi sur le bassin de Lee Valley.

De son propre aveu, l'adolescente de 18 ans supporte parfaitement ce passif familial, lesté de moult titres mondiaux. "Franchement ce n'est pas un problème, je pense même que ça m'aide", assure +Jess+, qui n'avait que 2 ans lorsque sa maman, devenue son entraîneur, décrochait le bronze aux JO d'Atlanta en 1996.

Licenciée dès l'âge de six mois (!) dans sa ville natale de Marseille, où le grand-père est président du club local, elle décide naturellement de défendre les couleurs de l'Australie où elle a suivi des parents partis apporter leur expérience en vue des JO de Sydney.

"Je me sens Australienne, mais aussi Marseillaise un peu", relève celle qui a fait ses gammes sur les rivières de Penrith puis sur le bassin olympique.

Entraînée par maman depuis 2005, elle fait preuve de précocité en coiffant les couronnes mondiales cadets puis juniors. Tout en effectuant un parcours scolaire brillant qui lui a valu la distinction de meilleure élève de l'Etat.

La compétition, elle l'a dans le sang. Un moteur qui l'a poussée à défendre ses titres mondiaux juniors deux semaines avant les Jeux. C'est trop, pensent certains. Pas Jessica ni ses parents.

"Elle a l'énergie pour ça et veut gagner en expérience", estime sa mère. "En plus, ça fait du bien d'être avec les jeunes car les seniors c'est trop sérieux!", glisse malicieusement la progéniture au large sourire.

Venue pour l'expérience, elle a franchi les qualifs au 4e rang et s'est mise à rêver. "J'étais venue à Londres avec l'objectif d'être en finale après les trois de Coupe du monde cette année. Mais après, tout peut arriver", assure-t-elle.

Parmi ses adversaires figurent notamment une compatriote de papa, Lizzie Neave, et une de maman, Emilie Fer. Et l'inusable Tchèque Stepanka Hilgertova, 44 ans, qui avait relégué Myriam Jerusalmi sur la 3e marche du podium d'Atlanta pour conquérir le premier de ses deux titres olympiques.

sg/jmt

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