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JO-2012 - Cyclisme: le grand défi britannique sur la piste

01/08/2012 10:10 EDT | Actualisé 01/10/2012 05:12 EDT

Le cyclisme sur piste britannique s'attaque, à partir de jeudi, au défi de faire aussi bien à domicile qu'aux JO de Pékin, où le God Save The Queen avait retenti à sept reprises dans les dix épreuves au programme.

Quatre ans plus tard, Chris Hoy, trois fois titré à Pékin, et ses compagnons semblent posséder un avantage plus réduit sur leurs adversaires même si les autres nations s'attendent à voir les Britanniques se surpasser et sortir leurs dernières trouvailles, entre autres un pantalon chauffant pour garder les muscles au chaud.

Dès la première soirée, la vitesse par équipes doit donner le ton du sprint. Avec les quatre grandes écoles du sprint (Grande-Bretagne, France, Australie, Allemagne) en lutte pour les médailles dans une hiérarchie incertaine. Aux Mondiaux de Melbourne en avril dernier, les Australiens, à domicile, ont devancé les Français d'un millième de seconde.

Pour Chris Hoy, le héros de Pékin (trois médailles d'or), l'épreuve représente l'une de ses deux chances de décrocher un... cinquième titre olympique. Il possède une autre possibilité dans le keirin, dont il est le grand favori.

Car, à 36 ans, l'Ecossais, porte-drapeau de la délégation de son pays lors de la cérémonie d'ouverture, ne pourra faire aussi bien qu'à Pékin, c'est une certitude. Dans la vitesse individuelle, sir Chris a dû laisser la place dans la vitesse individuelle -un seul représentant désormais par nation- à son dauphin de Pékin, l'Anglais Jason Kenny.

Vainqueur de son compatriote à Melbourne, Kenny doit maintenant battre la référence actuelle du sprint, le Français Grégory Baugé (27 ans), s'il veut enlever le titre le plus prestigieux de la piste.

Invaincu en championnat du monde depuis 2009, le Français a dominé Kenny ces deux dernières années en finale du Mondial. Bien que le titre 2011 lui a été retiré sur tapis vert (manquement aux obligations de la localisation antidopage).

"Je suis prêt", affirme Baugé, candidat à une médaille d'or qui se refuse aux Français depuis 1972 (Daniel Morelon). "J'arrive à un objectif de carrière, on s'est préparé pour ça depuis quatre ans", ajoute celui qui est entraîné par Florian Rousseau, lui-même triple champion olympique par le passé.

Dans le vélodrome dont les billets ont été vendus en un temps record, les compétitions s'annoncent de très haut niveau. A l'exemple de la poursuite par équipes, pour le duel prévisible entre les spécialistes britanniques (avec le renfort de Geraint Thomas) et les jeunes Australiens, avec le quatuor russe pour arbitre éventuel.

Dans les épreuves féminines, Britanniques et Australiennes partent également avec les meilleures chances. Le symbole? La vitesse encore et toujours puisque chaque pays compte sur sa championne: Anna Meares pour l'Australie, Victoria Pendleton pour la Grande-Bretagne.

Médaillée d'or à Pékin, la reine Victoria rêve de terminer sa carrière en beauté. Devant ses sujets.

jm/heg

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