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Jean-Martin Aussant craint un faible taux de participation au scrutin

01/08/2012 01:57 EDT | Actualisé 01/10/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - Le chef d'Option nationale, Jean-Martin Aussant, craint que les électeurs se rendent en moins grand nombre aux urnes, le 4 septembre, et reproche au chef libéral et premier ministre sortant, Jean Charest, d'avoir sciemment choisi ce moment parce que ceux qui s'opposent à son parti seront moins disponibles.

«Il faut vraiment que les Québécois aillent voter. Que la période soit idéale, j'en doute, effectivement. Je pense que (Jean Charest) a très bien choisi son moment pour faire en sorte que ceux qui s'opposent à lui ne soient pas trop nombreux à aller voter. Mais la meilleure chose à faire, en réaction, c'est d'y aller massivement, voter, pour exprimer non seulement notre mécontentement à l'égard de la date choisie, mais aux actions de ce gouvernement-là depuis quelques années aussi», a commenté M. Aussant, en entrevue.

M. Aussant, chef d'un tout petit parti, ne lancera officiellement sa campagne que jeudi dans sa circonscription de Nicolet-Bécancour. «On sera en compagnie de Pierre Curzi», l'ancien député péquiste, souligne-t-il.

Mercredi, il peaufinait donc la logistique de sa campagne, dotée de moyens plus modestes que les trois principaux partis, et accordait quelques entrevues.

M. Aussant aimerait bien que la souveraineté soit au coeur des thèmes de la campagne électorale mais, réalistement, il croit que l'éthique, le Plan Nord et la hausse des droits de scolarité seront plutôt les enjeux les plus fréquemment soulevés.

La souveraineté, à ses yeux, est reliée à tous les dossiers qui intéressent les électeurs: santé, éducation, infrastructures et autres.

Il dit espérer que les électeurs saisiront l'occasion qui leur est donnée de balayer les deux partis qui alternent au pouvoir depuis des décennies et de choisir d'autres idées et d'autres façons de faire.

«C'est encore une campagne très prévisible à laquelle on assistera de ces deux chefs-là (Jean Charest et Pauline Marois) parce qu'ils semblent déjà s'accuser l'un l'autre d'être ce que le Québec a connu de pire de toute son histoire. J'espère que les gens sont un peu lassés de ça et qu'ils vont avoir l'audace de voter pour autre chose que les deux partis qui alternent au pouvoir depuis que je suis né, pratiquement. Depuis 42 ans, le PQ et les libéraux alternent au pouvoir», se désole M. Aussant.

Il avoue du même souffle craindre un faible taux de participation au scrutin, puisque la tendance est déjà à la baisse depuis plusieurs années et qu'en plus, les élections auront lieu en été. «Oui, ça fait peur. Ça fait peur à tous les démocrates.» Et il croit que cette alternance quasi-automatique au pouvoir du PQ et du PLQ ajoute au je-m'en-foutisme et au risque de faible taux de participation.

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