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CCB: Harper a accordé des pardons aux agriculteurs condamnés dans les années 90

01/08/2012 05:53 EDT | Actualisé 01/10/2012 05:12 EDT

KINDERSLEY, Sask. - Le premier ministre Stephen Harper a accordé des pardons à des agriculteurs condamnés dans les années 1990 pour avoir vendu leurs céréales sur le territoire américain.

Les agriculteurs avaient tenté, à l'époque, de contourner la loi les obligeant à vendre leur blé et leur orge par l'entremise de la Commission canadienne du blé (CCB) ou en obtenant des permis de l'agence pour l'exportation.

La nouvelle législation fédérale entrée en vigueur mercredi, la Loi sur le libre choix des producteurs de grains en matière de commercialisation, sonne le glas du monopole exercé par la commission dans la vente de blé et d'orge au pays. Avec la nouvelle loi, les agriculteurs auront ainsi le loisir de vendre leurs céréales à qui bon leur semble.

Le premier ministre Harper était flanqué de son ministre de l'Agriculture, Gerry Ritz, pour en faire l'annonce mercredi sur une ferme près de Kindersley, en Saskatchewan.

M. Harper a lancé, sous les acclamations de centaines d'agriculteurs venus assister à son allocution et favorables à l'abolition du monopole de la CCB, que ces fermiers accusés dans les années 1990 n'étaient pas des criminels mais des gens ordinaires, des «concitoyens».

Il a ajouté que c'était grâce aux agriculteurs ayant transporté de petites quantités de céréales du côté sud de la frontière que les consciences avaient d'abord été éveillées sur cette question. Les fermiers posaient ce geste symbolique pour protester contre le monopole de la CCB.

Or, d'autres agriculteurs sont toujours en faveur du monopole de la commission. Ils s'inquiètent notamment du fait qu'un marché libre les laissera à la merci des transporteurs ferroviaires et des grandes multinationales de céréales.

Les véritables conséquences de l'ouverture du marché ne devraient toutefois pas être ressenties cette année en raison de la pauvreté des récoltes dans certains pays, incluant les États-Unis. Il en résulte une hausse de la demande pour les grains exploités au Canada.

Avec la perte de son monopole, la commission, qui ne possède pas ses propres terminaux, devra signer des ententes avec des compagnies pouvant traiter les céréales des agriculteurs.

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