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Bahreïn: arrestation de trois suspects après la saisie d'explosifs

01/08/2012 10:31 EDT | Actualisé 01/10/2012 05:12 EDT

La police de Bahreïn a arrêté trois suspects et en recherchait trois autres pour "activités terroristes" après la saisie d'un stock de produits pouvant servir à la fabrication de bombes artisanales, a annoncé le chef de la sécurité publique, cité mercredi par la presse.

Selon le général Tarek al-Hassen, l'enquête se poursuit "avec l'assistance de la police britannique Scotland Yard pour faire la lumière sur cette affaire", révélée en juin dans ce pays du Golfe secoué par des troubles.

Après la saisie dans un quartier résidentiel d'un village chiite de "plus de 5 tonnes de produits pouvant servir à fabriquer des engins explosifs", plusieurs perquisitions ont été menées à travers le pays, a-t-il indiqué.

Evoquant les abus policiers, dénoncés par l'opposition chiite notamment, le général Hassen n'a pas écarté que "des officiers aient pu agir d'une façon inappropriée, pouvant nuire à l'enquête".

Il a ajouté que tout agent "coupable d'avoir violé les procédures appropriées sera sanctionné ou arrêté". "De tels abus, s'ils sont avérés, sont inacceptables et contraires à la mission du ministère de l'Intérieur".

Sur 14 plaintes contre la police dont le ministère a été saisi depuis le début de l'année, "dix ont été soumises aux autorités compétentes, y compris les tribunaux, tandis que les quatre autres font l'objet d'une enquête", a-t-il ajouté.

Durant le mois de juillet, les forces de sécurité ont arrêté plus de 240 personnes alors qu'une centaine d'autres ont été blessées dans des heurts avec la police, a indiqué le principal groupe de l'opposition chiite, Al-Wefaq, dans un communiqué mercredi.

Les autorités accusent de jeunes protestataires chiites, qui manifestent quasi-quotidiennement dans les villages autour de la capitale Manama, de lancer des cocktails Molotov en direction des policiers. Quelque 700 d'entre eux ont ainsi été blessés depuis le début de l'année dans des explosions, selon le chef de la sécurité publique.

La tension reste vive au Bahreïn après la répression en mars 2011 d'un mouvement de contestation anti-gouvernemental animé par des chiites, majoritaires dans ce pays gouverné par une dynastie sunnite. Selon Amnesty International, 60 personnes ont été tuées depuis le début de la révolte.

tm/cco

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