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Yémen: 3 tués dans des accrochages armés autour du ministère de l'Intérieur

31/07/2012 07:20 EDT | Actualisé 30/09/2012 05:12 EDT

Trois personnes, dont un civil, ont été tuées mardi dans des accrochages entre les forces de sécurité et des hommes armés autour du siège du ministère de l'Intérieur à Sanaa, selon des sources hospitalière et sécuritaire.

Soutenus par des policiers de la Sécurité centrale, partisans de l'ex-président Ali Abdallah Saleh, les hommes armés, qui réclament notamment leur intégration dans la police, ont réussi dans l'après-midi à pénétrer dans le bâtiment du ministère, a affirmé à l'AFP une source policière sur place sans pouvoir fournir plus de détails.

Les accrochages ont éclaté tôt le matin entre les forces de sécurité et des hommes armés ayant revêtu l'uniforme de la police et qui encerclent depuis dimanche le ministère à Al-Hassaba, un quartier du nord de Sanaa, selon des témoins.

Deux hommes armés et un civil ont été tués dans les affrontements, a déclaré à l'AFP une source médicale à l'hôpital public de la police à Al-Hassaba.

"Neuf policiers et hommes armés ont été blessés", a ajouté la même source, précisant que "la plupart des blessés étaient dans un état grave" à leur arrivée à l'hôpital.

Des tirs de Kalachnikov se poursuivaient par intermittence, ont indiqué des habitants selon lesquels Al-Hassaba et les quartiers environnants étaient privés d'électricité depuis le matin.

Les hommes armés avaient été mobilisés par l'ancien chef de la police, Mohamed Abdallah al-Qawsi, pour servir dans les rangs des forces fidèles à l'ex-président Saleh, lors de la répression du mouvement de contestation du régime de M. Saleh l'an dernier, selon des sources de sécurité.

Ces sources accusent le général Qawsi, démis de ses fonctions en mai dernier par le président Abd Rabbo Mansour Hadi, qui a succédé en février à M. Saleh, d'utiliser ces hommes armés pour provoquer des troubles.

Dimanche, ils avaient forcé l'une des portes du ministère de l'Intérieur et pénétré dans le bâtiment où ils avaient observé un sit-in avant de se retirer en fixant aux responsables du ministère un ultimatum de deux jours pour la satisfaction de leurs revendications, selon des sources concordantes.

Outre leur intégration dans le corps de la police, ils réclament au ministère des indemnités, selon ces sources.

Le quartier Al-Hassaba avait été l'an dernier le théâtre d'affrontements meurtriers entre les forces fidèles à l'ex-président Saleh et des partisans du chef de la puissante tribu des Hached, cheikh Sadok al-Ahmar, rallié au mouvement de contestation.

jj/tm/sb

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