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Un procès de la CPI est "la seule solution" (Seif al-Islam cité par ses avocats)

31/07/2012 01:09 EDT | Actualisé 30/09/2012 05:12 EDT

Un procès de Seif al-Islam devant la Cour pénale internationale est "la seule solution pour que la Libye et les Libyens obtiennent justice", a assuré le fils du défunt leader libyen Mouammar Kadhafi, cité mardi par ses avocats devant la CPI.

"La seule solution pour que la Libye et les Libyens obtiennent justice est que la CPI juge cette affaire de manière juste, impartiale et indépendante", a soutenu Seif al-Islam, cité dans un document de la défense soumis le 24 juillet aux juges de la CPI et rendu public mardi.

La défense assure citer le fils de Kadhafi lors d'un entretien ayant eu lieu le 7 juin en Libye, à la suite duquel l'avocate australienne Melinda Taylor, qui assiste l'avocat désigné par la CPI pour défendre M. al-Islam, ainsi que trois autres membres du personnel de la Cour, avaient été interpellés par les autorités libyennes, puis libérés le 2 juillet.

Depuis son arrestation en novembre 2011, Seif al-Islam, 40 ans, est emprisonné à Zenten, à 170 kilomètres au sud-ouest de Tripoli. Il fait l'objet d'un mandat d'arrêt de la CPI pour des crimes contre l'humanité commis pendant la révolte qui a provoqué la chute puis la mort de son père en 2011.

"J'aurais voulu être jugé en Libye par des juges libyens selon la loi libyenne face au peuple libyen", a également soutenu M. al-Islam. Mais selon lui Tripoli ne peut pas lui offrir un procès juste : "il n'y aura pas non plus de vérité si des témoins encourent la prison à vie simplement pour avoir témoigné en ma faveur".

La défense a dès lors demandé aux juges de rejeter une requête déposée le 1er mai par les autorités libyennes contestant la compétence de la CPI pour poursuivre le seul fils de l'ancien dirigeant à être détenu en Libye. Tripoli souhaite juger Seif al-Islam en Libye.

"Il n'y aura certainement pas de justice dans cette affaire si les poursuites sont basées sur des preuves arrachées par la torture", a en outre affirmé Seif al-Islam.

"Je n'ai pas peur de mourir, mais si on m'exécute après un tel procès, alors appelez cela un meurtre", a-t-il conclu.

ndy/jms

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