NOUVELLES

Se nourrir au Village olympique, une épreuve pour certains athlètes

31/07/2012 08:55 EDT | Actualisé 30/09/2012 05:12 EDT
Getty Images
Members of the French Olympics basketball team walk past teammate point guard Tony Parker (C) as he buys some food from a vendor as they arrive at St Pancras international train station in central London on July 25, 2012, ahead of The London 2012 Olympic Games. AFP PHOTO/Emmanuel Dunand (Photo credit should read EMMANUEL DUNAND/AFP/GettyImages)

LONDRES - Au Village olympique à Londres, où sont logés la plupart des athlètes qui participent aux compétitions, on prend ses repas en commun, dans un gigantesque libre service dont les heures d'ouverture ont été étendues pour permettre à ceux observent le jeûne du ramadan de se restaurer. Pour certains, le choix fait un peu tourner la tête.

Au menu, les inévitables viandes, poissons, pâtes, riz et légumes, mais aussi cuisines du monde — européenne, méditerranéenne, asiatique ou encore tex-mex. Et même un McDonald's, car la marque est un commanditaire de longue date des Jeux olympiques...

Encore plus surprenant, alors qu'on attend des athlètes qu'ils aient un régime alimentaire exemplaire, surtout à quelques jours d'une compétition, le McDo a un certain succès.

Pour les sportifs qui concourent par catégorie de poids et suivent parfois des régimes très contraignants, ce très large choix et les quantités astronomiques de nourriture proposées peuvent vite virer à la torture.

La judokate française Priscilla Gneto, médaillée de bronze dimanche chez les 52kg, comptait les jours avant sa compétition.

«C'est une horreur! C'est vraiment super dur. Quand le moment de craquage arrive, on rentre dans sa chambre, on s'enferme. Mais même là, on a tout ce qui est boissons, snacks...»

Elle a prévu de se faire plaisir une fois sa compétition passée.

«Je ne sais pas avec combien de kilos supplémentaires je vais partir d'ici», plaisante-t-elle.

Pour ceux qui ne font pas de régime, céder à la tentation comporte moins de risques.

La joueuse de tennis Alizé Cornet, elle, dit avoir moins de difficultés. Probablement la force de l'habitude.

«Sur les tournois WTA et les autres gros tournois, nous avons toujours des gros buffets, de la nourriture à volonté. C'est juste une question de volonté, explique-t-elle.

«Le premier jour, on s'est tous lâchés parce qu'on avait envie de tout goûter. Puis, au fur et à mesure, on se lasse et on se régule parce que l'épreuve arrive et qu'il faut quand même être en forme.»

INOLTRE SU HUFFPOST

Cérémonie d'ouverture des JO