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Mitt Romney cite la Pologne comme exemple économique à suivre

31/07/2012 06:49 EDT | Actualisé 30/09/2012 05:12 EDT

VARSOVIE, Pologne - Le probable candidat républicain à la présidence des États-Unis, Mitt Romney, a estimé mardi que la Pologne était un exemple de gouvernement restreint et de libre entreprise que d'autres pays devraient suivre, une critique à peine voilée des politiques du président Barack Obama.

L'ancien gouverneur du Massachusetts a conclu en Pologne sa tournée internationale, qui avait pour objectif de montrer ses talents diplomatiques et sa capacité à assumer la présidence des États-Unis.

Mais Mitt Romney a surtout attiré l'attention pour avoir insulté les Britannique quant à leur degré de préparation pour les Jeux olympiques, et pour avoir mis en colère les Palestiniens lors de sa visite en Israël.

Au dernier jour de sa tournée, l'épuisement de son équipe était bien visible. Son secrétaire de presse, Rick Gorka, a lancé «Allez vous faire voir!» quand des journalistes ont demandé pourquoi Mitt Romney avait accepté seulement trois questions des journalistes américains. M. Gorka a ensuite appelé les journalistes pour s'excuser.

M. Romney a ignoré les questions des journalistes au sujet de ses commentaires attribuant la force de l'économie israélienne à la culture juive, sans mentionner les dures restrictions imposées aux Palestiniens par Israël. Des responsables palestiniens l'ont accusé de racisme.

Ses commentaires ont aussi suscité les critiques de la Chine, qui a fait l'objet de nombreuses attaques du candidat républicain depuis le début de sa campagne. L'agence de presse officielle Chine nouvelle a affirmé que les «commentaires bellicistes» de M. Romney pourraient aggraver la situation déjà tendue au Proche-Orient.

Mardi, Mitt Romney a affirmé sur Fox News qu'il n'avait pas fait de comparaison avec la culture palestinienne. Il a tenté de minimiser ses gaffes et a blâmé les médias, affirmant que les journalistes étaient plus intéressés «à trouver quelque chose à écrire» qu'à parler de l'économie et des menaces contre la sécurité.

À Varsovie, le candidat républicain a appelé son auditoire à ne pas écouter «les fausses promesses d'une économie dominée par le gouvernement». Ce thème domine sa campagne aux États-Unis, où il accuse régulièrement le président Obama de vouloir accroître l'implication du gouvernement dans l'économie.

En citant la Pologne comme exemple économique à suivre, M. Romney n'a pas dit que le taux de chômage y est de 12,4 pour cent, comparativement à 8,2 pour cent aux États-Unis. Il s'est aussi gardé de dire qu'en Pologne, tous les citoyens sont couverts par l'assurance santé publique, une mesure à laquelle les républicains s'opposent aux États-Unis.

Le voyage de deux jours de M. Romney en Pologne avait pour but de rallier les Américains d'origine polonaise et les électeurs catholiques. Sa visite en Pologne a mis en valeur sa position face à la Russie, qu'il considère comme «l'ennemi géopolitique numéro un», une position partagé par plusieurs dans un pays qui craint toujours la mainmise russe.

Les Polonais sont généralement sceptiques face à la nouvelle relation américano-russe que tente d'établir le président Obama, et plusieurs s'opposent à la volonté du président de réviser le projet de bouclier antimissile européen décidé par son prédécesseur, George W. Bush. Le plan d'origine prévoyait des installations en Pologne.

Les Polonais, profondément catholiques, préfèrent généralement les républicains aux démocrates dans la politique américaine. C'est en partie grâce à Ronald Reagan, envers qui les Polonais sont reconnaissants pour ses efforts visant à faire tomber le communisme en Europe de l'Est.

La Pologne est un important allié des États-Unis et a fourni une contribution militaire significative dans les opérations en Irak et en Afghanistan.

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