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L'Iran "ne permettra pas à l'ennemi d'avancer" en Syrie (militaire)

31/07/2012 04:25 EDT | Actualisé 29/09/2012 05:12 EDT

L'Iran "ne permettra pas à l'ennemi d'avancer" en Syrie mais ne voit pas la nécessité d'intervenir pour le moment, a déclaré le général Massoud Jazayeri, l'adjoint du chef de l'état-major des forces armées iraniennes, cité mardi par le quotidien Shargh.

"Pour l'instant il n'est pas nécessaire que les amis de la Syrie entrent en scène et notre évaluation est qu'ils n'auront pas besoin de le faire", a déclaré le général Massoud Jazayeri.

Lundi à Damas, le quotidien Al-Watan, proche du pouvoir, a affirmé que l'Iran avait mis en garde la Turquie contre toute attaque en territoire syrien, affirmant que Téhéran ripostera "durement" pour venir au secours de son allié.

Selon le général Massoud Jazayeri, "toutes les composantes de la résistance (face à Israël, soit le Hezbollah libanais et les mouvements islamistes palestiniens, ndlr) sont les amis de la Syrie, en plus des puissances (Russie et Chine, ndlr) qui comptent sur la scène internationale", a-t-il dit.

"Nous déciderons, selon les circonstances, comment nous devons aider nos amis et la résistance dans la région (face à Israël). Nous ne permettrons pas à l'ennemi d'avancer", a-t-il ajouté.

Cette mise en garde vise les Etats-Unis, les pays occidentaux, mais aussi l'Arabie Saoudite, le Qatar et la Turquie, accusés par Téhéran, principal allié régional de la Syrie, de soutenir financièrement et militairement les rebelles syriens qui cherchent à faire chuter le régime du président Bachar al-Assad.

Enfin, le chef de la diplomatie iranienne, Ali Akbar Salehi, a appelé lundi soir son homologue suédois Carl Bildt pour affirmer que la situation en Syrie "allait vers (un retour) au calme", selon l'agence Irna.

"Les pays amis de la Syrie et ceux qui veulent la paix et la stabilité dans la région doivent préparer le terrain pour un dialogue entre le pouvoir et l'opposition", a-t-il dit.

Les rebelles syriens ont multiplié mardi leurs attaques contre des positions du régime à Alep, la métropole stratégique du nord de la Syrie, où les troupes loyalistes sont confrontées à une résistance farouche.

sgh/ao

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