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Le Sénat ne résiste pas à l'ère de l'information, soutient un comité sénatorial

31/07/2012 05:54 EDT | Actualisé 30/09/2012 05:12 EDT

OTTAWA - La Chambre haute du parlement canadien soutient qu'il est faux de dire qu'elle tente de dissimuler son information et semble réfractaire à mettre en ligne ses données sur l'assiduité des sénateurs.

Mardi, le sénateur David Tkachuk et président du comité sénatorial permanent de la régie interne, des budgets et de l'administration, a écrit dans un communiqué que cela était «carrément faux», ajoutant que les débats et journaux du Sénat sont disponibles sur le Web depuis 1996.

M. Tkachuk faisait référence à un article de La Presse Canadienne publié dimanche et qui rapportait les frustrations vécues par un journaliste du Nouveau-Brunswick et un militant en faveur d'une plus grande transparence du gouvernement relativement à l'accès à l'information sur la présence des sénateurs à la Chambre haute.

Le comité, qui a diffusé sa réponse sur le compte Twitter du Sénat canadien, a souligné que la chambre haute était «la seule assemblée législative au pays à avoir conservé et publié un registre des présences depuis 1867».

M. Tkachuk a ajouté qu'il pourrait difficilement être possible de conclure à une dissimulation de l'information, contrairement à ce que deux personnes citées dans l'article rapportait.

La Presse Canadienne rapportait dimanche que Pascal Raiche-Nogue, journaliste à l'hebdo acadien L'Étoile, avait tenté de connaître l'assiduité des sénateurs néo-brunswickois. On lui avait alors indiqué qu'il lui faudrait se rendre sur place, à Ottawa, afin de consulter le registre des présences, rempli mensuellement par chaque membre de la Chambre haute.

Ce système avait été instauré en 1998, à la suite du scandale entourant le sénateur libéral Andrew Thompson, qui brillait souvent par son absence au Sénat.

Le site Web du Sénat n'offre toutefois aucune information sur la façon d'accéder à ce registre ni même sur sa localisation, mais le personnel des communications accepte de donner un coup de main pour ceux qui s'y intéresseraient.

Quant au militant David Eaves, il s'était dit choqué de constater la difficulté d'accès à cette information. «Il s'agit d'une institution financée à même les fonds publics qui devrait représenter le coeur de notre démocratie et pourtant, cette institution tente de rendre l'accès à son information le plus difficile possible», avait-il déclaré.

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