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Le pétrole finit en baisse à New York et se prépare à être déçu par la Fed

31/07/2012 03:11 EDT | Actualisé 30/09/2012 05:12 EDT

Les cours du pétrole se sont repliés mardi à New York, reculant à mesure que le marché se préparait à être déçu par les conclusions de la réunion du Comité de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (FOMC).

Le baril de référence pour livraison en septembre a cédé 1,72 dollar par rapport à la clôture de lundi, à 88,06 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Le marché commence à se préparer à la déception" qui devrait accompagner la conclusion de la réunion de la Fed, a indiqué Matt Smith, de Summit Energy (groupe Schneider Electric).

Les 12 membres du FOMC sont réunis pour décider ou non d'activer de nouvelles mesures de soutien à une économie américaine morose. Ils rendront leur décision mercredi en milieu de journée, à la veille de la réunion jeudi du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), attendue au tournant sur la crise de l'eurozone.

Les opérateurs pétroliers espèrent que la Fed s'engage dans une troisième phase "d'assouplissement monétaire", ou "quantitative easing" (QE3), un terme qui désigne le rachat direct d'obligations qui revient à injecter massivement des liquidités sur le marché dans l'espoir de desserrer le crédit.

En 2008 et 2010, elle avait ainsi au total racheté pour 2.300 milliards d'obligations du Trésor et de titres émis par les organismes de refinancement hypothécaire parapublics.

"La réalité est qu'il ne va rien se passer et qu'il faudra que la situation se détériore davantage pour voir ça", a déclaré M. Smith, soulignant que les "bons chiffres du journée donnent d'autres bonnes raisons à la Fed de ne rien décider".

Ainsi, l'activité économique a poursuivi sa modeste accélération en juillet dans la région de Chicago pour le deuxième mois consécutif, à contre-pied des attentes du marché.

En outre, le moral des ménages aux Etats-Unis, premier consommateur mondial de brut, a rebondi en juillet après s'être affaissé pendant quatre mois d'affilée.

Les investisseurs s'interrogeaient par ailleurs sur les décisions que va prendre la BCE, dont le président Mario Draghi avait rallumé l'espoir des marchés jeudi dernier en assurant que son institution était "prête à faire tout ce qui est nécessaire pour préserver l'euro".

"La question est désormais de savoir s'il a poussé les attentes au-delà de ce qu'il est en mesure d'apporter", a remarqué Phil Flynn, de Prices Futures Group.

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