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La conquête en 1984 de la plongeuse Sylvie Bernier fait encore des petits

31/07/2012 07:02 EDT | Actualisé 30/09/2012 05:12 EDT

LONDRES - Seize ans jour pour jour mardi, une fillette de Laval était rivée devant le téléviseur familial pour suivre les prouesses de la plongeuse Annie Pelletier aux Jeux olympiques d'Atlanta.

Après avoir vu Pelletier effectuer une irrésistible remontée pour arracher la médaille de bronze au tremplin de trois mètres, Roseline Filion a dit à ses parents: «C'est ce que je veux faire!»

En ce 31 juillet 2012, la fillette devenue femme est à son tour montée sur le podium olympique, à titre de médaillée de bronze en synchro au tremplin en compagnie de Meaghan Benfeito.

La conquête de la médaille d'or de Sylvie Bernier aux Jeux de Los Angeles, en 1984, continue de faire des petits.

Après Annie Pelletier, il y a eu les Anne Montminy, Émilie Heymans, Filion, Benfeito et Jennifer Abel qui poursuivent la tradition d'excellence des plongeuses québécoises.

Dans 16 ans, peut-être que des fillettes qui suivent assidûment les Jeux de Londres à la télé vont raconter en entrevue que c'est grâce aux Heymans, Filion, Benfeito ou Abel si elles se sont initiées au sport.

«C'est vrai, peut-être, on n'a pas pensé à ça», a répondu spontanément Benfeito quand on lui a fait remarquer la chose.

«J'espère bien, a renchéri Filion. C'est important pour nous de faire la promotion de l'activité physique et du sport. Pas uniquement à des fins de performance, mais pour les bienfaits que ça apporte sur le plan de la santé. Les Jeux olympiques véhiculent un beau message en se sens.»

«Québec power»

Les athlètes québécois sont à l'honneur aux Jeux de Londres, ayant remporté les quatre médailles du Canada. Le judoka Antoine Valois-Fortier et l'haltérophile Christine Girard ont aussi remporté des médailles de bronze.

Y a-t-il une explication ou s'agit-il d'une pure coïncidence? Les médaillés québécois estiment que la chance n'a rien à voir, soulignant tous le soutien financier et le bon encadrement qu'ils reçoivent au Québec.

«Nous sommes très bien traités au Québec, a avancé Roseline Filion. Nous avons des infrastructures incroyables et les meilleurs entraîneurs au monde. Nous sommes tous réunis, les plongeurs, au Centre national multisport de Montréal au Stade olympique, avec les athlètes d'autres disciplines sportives comme la natation synchronisée et les patineurs de vitesse sur courte piste. Nous avons à notre disponibilité des préparateurs physiques, des physiothérapeutes, des nutritionnistes, etc. Nous ne manquons de rien.»

L'haltérophile Christine Girard, établie en Colombie-Britannique depuis janvier 2010, sait de quoi elle parle.

«J'ai connu les deux côtés de la médaille, et je peux assurément dire que les athlètes du Québec ont un meilleur encadrement et de meilleurs services que partout ailleurs au Canada, malheureusement ou heureusement, dépendamment du point de vue. C'est tant mieux pour le Québec.

«Le Québec investit beaucoup dans le sport, et ça paraît. Je suis sûre que ça fait une différence.»

Girard a dit qu'elle a été contrainte d'accepter une diminution de 15 000$ en soutien financier quand elle a décidé d'aller rejoindre son conjoint-entraîneur dans l'ouest canadien.

«Le soutien est meilleur au Québec, également au chapitres des services professionnels fournis à l'athlète (nutritionniste, physiologiste, etc). Tout est gratuit, contrairement dans l'Ouest. C'est très différent. Au début, j'ai eu de la difficulté à m'y habituer.»

Quatre médailles canadiennes après quatre journées de compétition, c'est trois de plus qu'au cours de la première semaine des olympiades d'Athènes (2004) et de Pékin (2008) regroupées.

«Mark Tewksbury a choisi les bons Jeux!», a lancé à la blague Sylvie Bernier, en parlant du chef de mission du Canada qu'elle seconde dans ses tâches. En 2008, c'est Bernier qui était à la tête de la délégation canadienne.

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