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Jean Poirier et Sophie Stanké joignent les rangs du Parti québécois

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PAULINE MAROIS FINANCEMENT PARTIS
CP

MONTRÉAL - La moisson de candidats vedettes se poursuit au Parti québécois (PQ). Pauline Marois a annoncé mardi que son parti avait repêché Jean Poirier, ancien porte-parole du syndicat des employés d'Aveos, et Sophie Stanké, comédienne et journaliste.

«Je suis un souverainiste-né», a lancé M. Poirier en annonçant sa candidature. «J'ai voté oui en 1995 et je crois qu'on doit continuer pour une prochaine fois.»

M. Poirier sera opposé au coporte-parole de Québec solidaire (QS), Amir Khadir, dans la circonscription de Mercier. Lors des dernières élections générales, en 2008, M. Khadir avait été élu avec une majorité de 810 voix.

Sachant qu'on lui demanderait pourquoi s'en prendre à M. Khadir, M. Poirier s'est référé à l'histoire du comté et de son détenteur de l'époque, le poète et ex-ministre Gérald Godin, qui avait pris le comté à la surprise générale en défaisant le premier ministre Robert Bourassa en 1976.

«M. Godin c'était un socialiste; M. Godin c'était quelqu'un de gauche; M. Godin pensait à l'unité et c'est ça que je veux ramener dans Mercier. C'est ça présentement que Québec solidaire ne peut pas emmener en divisant les votes.»

Mme Stanké cherchera pour sa part à se faire élire dans une autre circonscription montréalaise, celle de Saint-Henri-Saint-Anne, actuellement représentée par la ministre des Aînés, Marguerite Blais. En 2008, Mme Blais avait gagné avec 2017 votes de plus que le candidat péquiste Frédéric Isaya.

Mme Stanké qui, outre son statut d'artiste, comédienne et journaliste, s'est définie comme une citoyenne et mère de famille engagée, a dit avoir eu «très mal à ma démocratie» en marge de la crise étudiante. Elle a exprimé à la fois son respect mais aussi son incompréhension envers son adversaire libérale.

«C'est une femme extraordinaire mais je ne comprends pas pourquoi elle reste. On dit que c'est une femme de coeur. Une femme de coeur ne devrait pas rester dans ce parti-là et pour moi, c'est un étonnement de voir que Marguerite Blais reste encore pour le Parti libéral.»

Mme Marois a fait valoir que l'enjeu le plus important des prochaines élections serait de remplacer le Parti libéral du Québec, qu'elle a qualifié d'«usé» et de «corrompu» lors de sa conférence de presse.

Au premier ministre Jean Charest, qui affirme que le PQ, c'est «le référendum et la rue», Mme Marois a répondu ainsi: «La rue, ce sont les Québécois de tous les âges, de toutes les générations, de toutes les régions, de tous les milieux et moi, je suis très fière d'aller à leur rencontre. Je n'ai pas besoin d'ailleurs d'une escouade policière à chaque fois que je vais à la rencontre des Québécois.»

À son tour, elle a donné sa définition des libéraux, que tous les partis d'opposition entendent utiliser durant la campagne.

«M. Charest récolte des fonds pour le parti libéral en allant chez des gens qui ont, depuis, été accusés de corruption au criminel. Si le Parti québécois c'est le référendum et la rue, le Parti libéral c'est la corruption et les petits amis du parti.»

Quant à la possibilité de «chaos» soulevée par M. Charest advenant un gouvernement péquiste, Mme Marois la rejette sans détour.

«Jean Charest parle de chaos? Le chaos, c'est lui. C'est Jean Charest qui a provoqué la crise que nous vivons depuis un an.»

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