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Jean Charest tente de galvaniser ses troupes à Sherbrooke

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JEAN CHAREST
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Environ 900 militants ont participé à l'assemblée d'investiture du premier ministre et député de Sherbrooke, Jean Charest, mardi soir, et ce, quelques heures avant le déclenchement officiel de la campagne électorale.

Pendant son discours, Jean Charest n'a pas soufflé mot sur le fait que la campagne électorale prendrait son envol mercredi. Il s'est contenté de faire quelques clins d'oeil au sujet des rumeurs indiquant qu'il demanderait la dissolution de la Chambre en avant-midi mercredi.

Très émotif dans ses propos, le député de Sherbrooke a souvent comparé son travail de chef du gouvernement à celui d'un chef de famille. « À la maison, nous étions cinq enfants. Nous ne pouvions pas toujours faire ce que nous voulions. Chacun avait ses devoirs et responsabilités. Comme dans une société », a-t-il dit.

Il a aussi rappelé que ce serait sa première campagne électorale sans la présence de son père qui est décédé en mai 2010.

M. Charest a profité de l'occasion pour lancer quelques flèches à ses adversaires. « Si vous posiez la question à Mme Marois, sa priorité sera un référendum. Ce n'est pas l'emploi, ce n'est pas l'économie. » À l'égard du chef de la Coalition Avenir Québec, François Legault, il a rappelé son projet de démanteler les commissions scolaires, les agences de santé et Hydro-Québec. « La priorité de M. Legault, c'est le chômage! »

Il a conclu en rappelant l'importance d'obtenir un gouvernement majoritaire pour mener à bien les projets d'importance du Parti libéral.

Le candidat libéral dans Sherbrooke, Jean Charest, a soutenu avoir pris les meilleures décisions possible tout en respectant la démocratie et les lois au cours du dernier bilan.

Candidats estriens

C'est devant une foule gonflée à bloc que Jean Charest a présenté les candidats estriens pour le Parti libéral. Tour à tour, Pierre Reid (Orford), Nathalie Goguen (Saint-François), Ghislain Bolduc (Mégantic-Compton) et Karine Vallières (Richmond) ont monté sur scène.

Ils ont été rejoints par une cinquantaine de candidats, députés et ministres du gouvernement libéral venus de partout au Québec et d'aussi loin que la Gaspésie, la Côte-Nord et l'Abitibi.

De nombreux ministres étaient également sur place, dont Marguerite Blais, Yvon Vallières, Monique Gagnon-Tremblay et Yolande James.

Un président de campagne bien sherbrookois

Par ailleurs, celui qui a présidé les destinées de la Ville de Sherbrooke pendant une quinzaine d'années, Jean Perrault, a accepté le rôle de président de la campagne de Jean Charest.

Selon ce dernier, Jean Charest est la personne de choix pour les Sherbrookois. « C'est le meilleur candidat pour Sherbrooke. C'est le meilleur député que Sherbrooke a connu. Sherbrooke ne serait pas la même sans la présence de Jean Charest », a-t-il souligné.

Manifestation étudiante

Près de 300 personnes ont participé à une manifestation organisée par la coalition L'Estrie contre la hausse en marge de l'investiture de M. Charest.

La marche a commencé à 18 h au parc Jacques-Cartier. Le cortège est arrivé à l'hôtel Delta vers 19 h 30 alors que l'endroit avait été déserté par les militants libéraux.

« C'est une façon de rappeler le bilan des neuf dernières années de M. Charest. Un bilan assez triste », croit le porte-parole de la coalition, Nicolas Beaudoin.

La présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec, Martine Desjardins, et la présidente la Fédération collégiale du Québec, Éliane Laberge, étaient présentes.

La manifestation s'appelle : « 101 bonnes raisons de ne pas voter pour Jean Charest ». L'itinéraire de la marche a été donné aux policiers du Service de police de Sherbrooke comme le demande la loi 78.

« Nous invitons les citoyens à venir clamer leur indignation au micro et à arborer des pancartes donnant leurs raisons de ne pas voter pour Jean Charest. Ambiance festive et familiale, bienvenue à tous et à toutes! », pouvait-on lire sur l'invitation de la manifestation.

Modifications à la Loi électorale : les étudiants s'inquiètent

Plusieurs associations étudiantes jugent que les modifications à la Loi électorale rendent plus difficile l'accès au vote. C'est le cas du Regroupement des étudiants de maîtrise, de diplôme et de doctorat de l'Université de Sherbrooke.

Un étudiant qui vient de l'extérieur et pour qui Sherbrooke est sa résidence secondaire pourra voter, mais dans sa circonscription d'origine à l'aide du nouveau mécanisme de vote hors circonscription.

S'il désire voter à Sherbrooke (où dans la ville où il étudie), il devra faire un changement d'adresse complet et aviser tous les organismes publics de cette modification (ministère du Revenu, Assurance maladie, SAAQ, etc.). La résidence secondaire deviendra donc la résidence principale.

Le changement de domicile temporaire n'est plus possible et il est illégal, selon le Directeur des élections du Québec.

Le vote hors circonscription permettra aux étudiants qui viennent de l'extérieur de voter physiquement à Sherbrooke, mais leur vote serait transmis dans leur circonscription d'origine.

Ces électeurs auront cinq journées pour se présenter au bureau du Directeur de scrutin pour exercer leur droit de vote.

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