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Emirats: Amnesty appelle les autorités à relâcher ou juger 50 militants

31/07/2012 02:19 EDT | Actualisé 30/09/2012 05:12 EDT

L'organisation Amnesty international a appelé mardi les Emirats arabes unis à relâcher ou à assurer un procès équitable à 50 militants arrêtés, selon elles, dans le cadre d'une vague de répression contre la "dissidence pacifique".

"Les autorités des Emirats doivent mettre fin à la répression contre la dissidence pacifique", a déclaré dans un communiqué Amnesty qui a appelé les autorités à communiquer le lieu de détention de 35 hommes interpellés selon elle depuis le 16 juillet.

Au total, 50 personnes, pour la plupart des militant islamistes, ont été arrêtées aux Emirats depuis mars sans avoir été présentées devant la justice, selon Amnesty.

Le groupe islamiste Al-Islah des Emirats arabes unis avait appelé lundi à la libération de 41 de ses partisans, arrêtés selon lui pour avoir appelé à des réformes dans ce pays du Golfe.

Le 15 juillet, les autorités ont annoncé le démantèlement d'un groupe pour complot contre la sécurité de l'Etat, sans préciser le nombre de personnes arrêtées ou leur appartenance politique.

Les membres du groupe étaient soupçonnées d'"atteinte à la sécurité de l'Etat", "rejet de la Constitution et des principes fondateurs du pouvoir aux Emirats" et liens avec des organisations étrangères, avait indiqué le parquet.

Le chef de la police de Dubaï, cité la semaine dernière par la presse locale, avait accusé les Frères musulmans de chercher à renverser les monarchies du Golfe et affirmé que les militants arrêtés pour complot avaient fait allégeance au guide de la confrérie, "qui a nommé l'un d'entre eux émir".

Le général Khalfan a maintes fois accusé la confrérie, mouvement islamiste sunnite le plus influent du monde arabe, de comploter contre le Golfe.

Le 18 juillet, Human Rights Watch (HRW) avait déploré une "intensification de la répression" à l'encontre de militants d'Al-Islah.

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