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Des policiers attaquent le ministère de l'Intérieur au Yémen: au moins 15 morts

31/07/2012 04:31 EDT | Actualisé 30/09/2012 05:12 EDT

SANAA, Yémen - Des policiers fidèles à l'ancien président yéménite ont attaqué les bureaux du ministère de l'Intérieur mardi, déclenchant un affrontement qui a fait au moins 15 morts et 43 blessés, selon des responsables de la sécurité.

L'incident illustre l'instabilité de la situation au Yémen, près de six mois après le retrait du pouvoir d'Ali Abdallah Saleh dans la foulée du soulèvement populaire. Il montre la capacité persistante des partisans de l'ancien président, dont certains occupent des fonctions d'importance, à provoquer des troubles dans le pays.

Un responsable de la sécurité a expliqué que l'attaque était survenue après une manifestation de policiers fidèles à l'ancien président devant l'édifice du ministère de l'Intérieur à Sanaa. Les policiers ont été rejoints par des membres d'une tribu favorable à Ali Abdallah Saleh, selon ce responsable, qui a réclamé l'anonymat.

Les manifestants accusaient le gouvernement de corruption.

Le centre de commandement des opérations de sécurité a annoncé qu'au moins 15 personnes avaient été tuées dans l'affrontement, selon les chiffres fournis par la police et les hôpitaux militaires.

Le responsable de la sécurité a précisé que le neveu de l'ancien président, Yahia Mohammed Abdallah Saleh, qui commande la Sécurité centrale, avait envoyé des policiers pour participer à la manifestation peu avant l'attaque contre le bâtiment. Le ministère de l'Intérieur est responsable de la force de police et ses bureaux sont situés sur la route qui mène à l'aéroport.

Les policiers fidèles à l'ancien président ont gardé le contrôle de l'édifice durant plusieurs heures. Ils ont aussi pris le contrôle des rues environnantes, d'après le responsable.

Des témoins ont affirmé que les bureaux du ministère avaient été pillés. Ils ont dit avoir vu des hommes sortir du bâtiment avec des ordinateurs et du matériel du bureau sans que les forces de sécurité n'interviennent.

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