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Des ossements de soldats américains extraits d'une épave au large du Canada

31/07/2012 02:36 EDT | Actualisé 30/09/2012 05:12 EDT

Des ossements et des objets personnels de cinq soldats américains ont été extraits de l'épave d'un avion militaire qui s'est abîmé dans le golfe du fleuve Saint-Laurent, au Canada, en 1942, a indiqué mardi un consul des Etats-Unis.

Des archéologues-plongeurs canadiens ont découvert l'épave par hasard en 2009, à environ deux kilomètres du village côtier de Longue-Pointe-de-Mingan, au Québec. Alertées, les autorités américaines ont envoyé cet été une équipe de 50 personnes pour tenter de retrouver les restes des militaires.

Il existe aux Etats-Unis une forte tradition militaire exigeant que les corps de soldats, où qu'ils se trouvent et quelle que soit la date de leur mort, soient recherchés pour être remis à leurs familles, a expliqué le consul général Peter O'Donohue.

C'est ainsi que des plongeurs militaires américains sont descendus cette semaine à 40 mètres de profondeur, dans l'obscurité des eaux froides du Saint-Laurent.

"Dans ces conditions extrêmement difficiles, on voyait le stress sur les visages des hommes qui revenaient de l'épave", a confié M. O'Donohue à l'AFP.

Malgré tout, ces conditions ont contribué à la préservation de l'avion et de son contenu, permettant à l'équipe de récupérer "des instruments, des objets personnels et même une partie du journal de bord encore lisible, ainsi que des fragments de squelettes", a précisé le fonctionnaire.

Le 2 novembre 1942, l'hydravion Catalina s'abîmait en mer peu après son décollage de l'aéroport provisoire de Longue-Pointe-de-Mingan, construit par l'armée américaine à quelque 1.000 km au nord-est de Montréal.

Il y avait neuf personnes à bord, dont quatre ont pu être secourues par les pêcheurs locaux qui ont bravé une mer démontée dans de petites embarcations découvertes.

Les ossements et les objets retrouvés seront envoyés en Virginie (est des Etats-Unis) où ils seront examinés dans une base militaire. Des examens dentaires et génétiques devraient permettre d'identifier les restes, même si, selon le consul, "cela pourrait prendre un certain temps".

amc-via/sat/lor

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