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Hayden espère se racheter après ses contre-performances à Athènes et Pékin

31/07/2012 06:27 EDT | Actualisé 30/09/2012 05:12 EDT
AP

VANCOUVER - La plupart des tatouages de Brent Hayden sont très visibles, mais le plus petit dans son dos n'en est pas moins significatif.

La feuille d'érable et les anneaux olympiques illustrent d'où il vient et ce qu'il vise.

Les Jeux olympiques de Londres sont les troisièmes, et possiblement les derniers, du nageur de Mission, en Colombie-Britannique, qui représente l'un des meilleurs espoirs de médaille en natation.

Depuis le jour en 3e année où il s'est levé en classe et a dit à son professeur et camarades qu'il allait devenir un olympien, Hayden a rêvé de la gloire des jeux.

Et il espère que la troisième fois sera la bonne.

«Être capable de me qualifier pour une troisième fois, ça signifie que vous récoltez les fruits de tout le travail investi, dit-il. C'est le temps de foncer et de réussir la course de ma vie.»

Mais les Jeux olympiques n'ont pas été tendres pour Hayden. Après avoir disputé ses premiers Jeux olympiques à Athènes en 2004, lui et d'autres athlètes sortaient d'un bar quand ils ont été pris dans une manifestation d'étudiants.

La police l'a matraqué et il a subi une blessure au coude qui l'a obligé à faire l'impasse sur les championnats du monde en petit bassin cette année-là.

«J'ai failli quitter la natation à cause de ça, a-t-il dit. Je n'arrivais pas à croire que ma première expérience olympique pouvait avoir si mal tourné. Mes émotions étaient à fleur de peau parce que j'avais raté la finale dans l'une de mes épreuves et, puis, je m'étais fait battre dans cette manifestation parce que je me suis retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment.»

Mais il n'a pas abandonné. Il a plutôt redoublé d'ardeur et il a été couronné champion du monde du 100 mètres style libre en 2007 en terminant ex aequo avec l'Italien Filippo Magnini. Hayden est devenu le premier Canadien à gagner un titre mondial depuis le défunt Victor Davis en 1986.

Mais il a connu une nouvelle déception quand il n'est pas parvenu à se qualifier pour la finale de la même épreuve à Pékin en 2008.

Il a de nouveau persévéré et, quatre ans plus tard, il refuse de s'appesantir sur ses déceptions passées aux Jeux olympiques.

«Je suis juste motivé, affirme-t-il. Je pense que c'est ce qui est différent cette fois-ci par rapport à 2008. À Pékin, je ressentais énormément de pression.»

Le tatouage sur le torse de Hayden, une combinaison de trois étoiles et des remous, illustre les tourments qu'il a traversé en compétition. Les étoiles symbolisent son esprit, son corps et son âme et démontrent ce qu'il a dû traverser dans son sport de prédilection.

Les trois étoiles ont également des liens avec le karaté. Hayden est ceinture noire et il porte un tatouage en hommage à son mentor Tom McDonaugh, qui «a semé la graine» d'être bon dans ce qu'il fait.

«Ça me représente bien, parce que j'ai eu tellement de choses à surmonter dans la natation.»

Parmi ces moments difficiles, notons des blessures au dos et à l'épaule. Mais Hayden prétend que ses plus grands défis ont été plus davantage mental que physique.

«Le plus difficile est de rester positif, parce que vous passez par des hauts et des bas, que ce soit en compétitions ou à l'entraînement. Il vous faut toujours trouver une façon de passer au travers mentalement et de ne pas se laisser abattre.»

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