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Au moins dix jours de plus au Mali pour former un cabinet d'union nationale

31/07/2012 01:04 EDT | Actualisé 30/09/2012 05:12 EDT

Le Mali a obtenu de ses voisins d'Afrique de l'Ouest au moins dix jours supplémentaires pour former un gouvernement d'union nationale le jour de l'expiration mardi d'un premier ultimatum, a appris l'AFP de source présidentielle et diplomatique.

"Le Mali a obtenu de ses partenaires le report de la date butoir du 31 juillet pour la formation du nouveau gouvernement", a déclaré un conseiller du président par intérim Dioncounda Traoré, tandis qu'un diplomate africain en poste à Bamako a précisé que le délai supplémentaire accordé était "d'au moins dix jours".

"Avec la nouvelle situation marquée par le retour de M. Traoré qui a repris les choses en main, il n'y aura pas de sanctions contre le Mali après la date du 31 juillet", a ajouté le diplomate.

Dioncounda Traoré est rentré le 27 juillet à Bamako, après une convalescence de deux mois à Paris à la suite d'une violente agression commise dans son bureau à la présidence par des manifestants hostiles à son maintien au pouvoir.

Deux jours après, il a prononcé un discours à la Nation rassembleur, presque unanimement salué au Mali, dans lequel il a annoncé la création de nouveaux organes de la transition pour tenter d'enrayer la crise dans son pays et précisé qu'il se chargerait lui-même de former le gouvernement d'union exigé.

Le président Traoré "est actuellement en train de mener les consultations pour la formation de la nouvelle équipe" et "tout va bien", a affirmé son conseiller.

La décision de fixer au 31 juillet un ultimatum au pouvoir de transition à Bamako pour qu'il forme un cabinet ayant l'assise suffisante pour reconquérir le Nord, occupé par les islamistes liés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) où ils appliquent la charia (loi islamique), avait été prise le 7 juillet.

Réunis à Ouagadougou, des chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), excédés par l'impuissance du Premier ministre Cheick Modibo Diarra à agir face aux exactions commises dans le Nord, mais aussi à Bamako par des hommes de l'ex-junte militaire au pouvoir, avaient menacé de ne plus le reconnaître et d'exclure son pays de la Cédéao.

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