NOUVELLES

Angola: La campagne s'ouvre sur des promesses d'améliorer la vie des gens

31/07/2012 01:15 EDT | Actualisé 30/09/2012 05:12 EDT

Les deux principaux partis politiques angolais ont promis mardi d'améliorer les conditions de vie de la population lors de rassemblements organisés à Luanda pour marquer l'ouverture de la campagne officielle en vue des élections générales du 31 août.

Le parti au pouvoir, le Mouvement populaire pour la libération de l'Angola (MPLA), et son rival historique, l'Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola (Unita), avaient choisi le même quartier populaire, celui de Viana, en périphérie de la capitale, pour leurs meetings.

"Maintenant que nous avons réalisé la majeure partie du programme de reconstruction nationale, notre principal objectif va être d'améliorer les conditions de vie des Angolais", a promis José Eduardo dos Santos, le président de la République et chef du MPLA, devant des centaines de milliers de militants -- près de 500.000 selon les organisateurs -- éprouvés par plusieurs heures d'attente au soleil.

"Près de 40% de la population attend depuis plus de 30 ans d'avoir accès à l'eau potable et à un système d'assainissement de base", a rétorqué son opposant, Isaías Samakuva, le président de l'Unita, qui a proposé un débat public au chef de l'Etat.

M. Samakuva s'est engagé pour sa part à instaurer un salaire mensuel minimum de 500 dollars.

"Un peuple qui ne sait ni lire ni écrire est facile à contrôler. Nous voulons un gouvernement contrôlé par le peuple et non une population soumise à un pouvoir autoritaire", a ajouté M. Samakuva, devant plus d'un millier de militants.

Dans le même temps, le nouveau parti Casa, créé en mars dernier et dirigé par l'ancien membre de l'Unita, Abel Chivukuvuku, a présenté son programme électoral, promettant notamment de lutter contre la corruption.

Les élections générales du 31 août prochain seront les troisièmes seulement depuis l'indépendance de l'Angola en 1975. Lors du dernier scrutin, en 2008, le MPLA a remporté plus de 80% des suffrages contre 10% pour l'Unita.

Selon la nouvelle Constitution, adoptée en 2010, le chef du parti vainqueur des élections législatives deviendra président de la République. José Eduardo dos Santos, au pouvoir depuis bientôt trente-trois ans, est le favori de ce scrutin.

Depuis le début de l'année, les partis de l'opposition, Unita en tête, et des groupes de jeunes demandent son départ et dénoncent des irrégularités dans l'organisation du scrutin.

em/cpb/jms

PLUS:afp