NOUVELLES

Un ex-ministre libéral fédéral de l'Environnement s'oppose à Northern Gateway

30/07/2012 05:48 EDT | Actualisé 29/09/2012 05:12 EDT

VANCOUVER - L'ancien ministre libéral fédéral de l'Environnement David Anderson s'en est pris au projet Northern Gateway, arguant que l'oléoduc n'est pas dans les meilleurs intérêts du Canada, et qu'Enbridge était la compagnie la moins fiable pour accomplir le travail.

M. Anderson, qui a été député de Colombie-Britannique, n'est toutefois pas d'accord avec les mots durs utilisés par des leaders autochtones et des écologistes pour qualifier la position de la première ministre de la province, estimant plutôt que Christy Clark joue bien ses cartes.

La semaine dernière, Mme Clark a claqué la porte d'une rencontre annuelle des premiers ministres des provinces lors de la discussion sur la création d'une stratégie énergétique nationale, déclarant que l'Alberta devait négocier le partage de ses retombées économiques avant qu'elle envisage d'appuyer le projet Northern Gateway.

Mme Clark et les opposants au projet d'oléoduc s'entendent sur le fait que l'Alberta recevra la part du lion des bénéfices économiques, alors que la Colombie-Britannique devra assumer la plus grande part des risques environnementaux.

Le grand chef Stewart Phillip, qui dirige l'Union des chefs autochtones de Colombie-Britannique, affirme toutefois qu'aucune somme d'argent ne permettra de venir à bout de l'opposition, et qu'une lutte contre le projet pourrait impliquer des barrages érigés par les autochtones.

Les audiences environnementales fédérales se poursuivent concernant le projet d'oléoduc évalué à 6 milliards $, qui acheminerait du pétrole brut des sables bitumineux de l'Alberta vers un port de la côte ouest de la Colombie-Britannique, pour ensuite l'expédier par superpétrolier en Asie.

PLUS:pc