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Les Forces canadiennes font disparaître une pub jugée offensante au point d'être rigolote

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OTTAWA - Une publicité visant à recruter des autochtones au sein des Forces canadiennes, et présentant l'acte de bâtir un canoë comme étant similaire au fait de servir à bord d'un navire de guerre a été torpillée après que des groupes de discussion l'eurent trouvée «offensante au point d'être rigolote», précise un rapport publié récemment.

Des groupes de Vancouver ont été si révoltés par la publicité radio, en fait, qu'une firme de sondage a prévenu que sa diffusion pourrait nuire à la réputation de l'armée.

Selon un rapport complété en mars, bien que les commentaires des participants aient été mesurés à certains moments, sans doute parce qu'ils se sentaient observés ou désiraient être polis, le langage corporel renforçait clairement les réactions négatives observées au sein de deux groupes de test à Vancouver.

Le document précise que la publicité était à ce point estimée offensante qu'elle posait un risque pour la réputation des Forces canadiennes si elle avait été diffusée, du moins en Colombie-Britannique.

Le spot publicitaire visait à recruter des soldats pour des unités de génie. Le rapport de la firme de sondage ne contient pas de transcription ou une description de la publicité au-delà des réactions qu'elle a suscitées, mais celle-ci mettait apparemment en vedette un jeune homme et un grand-père parlant des similitudes entre la fabrication d'un canoë et le fait de servir sur un bateau de guerre.

Ce qui est clair, toutefois, c'est que la publicité a pris les Vancouvérois à rebrousse-poil.

Le ministère de la Défense n'a pas fourni un enregistrement ou une transcription de la publicité, et aucun responsable n'a voulu répondre à des questions sur celle-ci.

La publicité radio fait partie de plusieurs efforts de recrutement présentés à des groupes de discussion autochtones et non-autochtones. Les résultats de ces tests ont été publiés en ligne seulement.

Des firmes de sondage ont organisé six groupes de discussion avec des autochtones âgés de 18 à 34 ans et provenant de Vancouver, de Sept-Îles et d'Iqaluit. Six autres groupes ont été mis sur pied avec des représentants non-autochtones du même groupe d'âge à Vancouver, Sept-Îles et Halifax.

Les forces armées ont fait attention pour éviter d'offenser les recrues potentielles. Une vérification effectuée vers la fin de 2011 par une autre firme de recherche visait à s'assurer que les efforts de recrutement en cantonais, en mandarin, en punjabi, en tagalog et en urdu n'offensaient pas les locuteurs de ces langues.

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