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Obama et Erdogan pour accélérer la transition en Syrie, sans Assad (Maison Blanche)

30/07/2012 04:13 EDT | Actualisé 29/09/2012 05:12 EDT

Le président des Etats-Unis Barack Obama et le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan veulent "accélérer la transition politique" en Syrie et le départ de Bachar al-Assad, a affirmé lundi la Maison Blanche après une conversation téléphonique entre les deux dirigeants.

MM. Obama et Erdogan "ont parlé au téléphone aujourd'hui (lundi) pour coordonner leurs efforts afin d'accélérer la transition politique en Syrie, avec un départ de Bachar al-Assad et en répondant aux aspirations légitimes des Syriens", a précisé la présidence américaine dans un communiqué.

De même source, les deux dirigeants ont évoqué "leur inquiétude grandissante vis-à-vis des attaques sans pitié du régime syrien contre son propre peuple, le plus récemment à Alep, et la situation humanitaire qui est en train de se détériorer dans toute la Syrie, par la faute des exactions du régime".

Le président et le Premier ministre ont aussi "promis de coordonner leurs efforts pour aider le nombre de plus en plus important de Syriens déplacés, non seulement en Syrie, mais aussi en Turquie et dans toute la région", a expliqué la Maison Blanche.

Alors que la Turquie a jusqu'ici accueilli quelque 44.000 Syriens fuyant les violences dans leur pays dans une dizaine de camps de réfugiés, M. Obama a aussi rendu hommage à "la générosité des Turcs".

Cette conversation entre deux proches alliés au sein de l'Otan a eu lieu alors que les rebelles syriens ont marqué un point lundi, en prenant un poste de contrôle clé leur permettant d'acheminer renforts et munitions vers Alep, champ de bataille entre les insurgés et l'armée régulière.

En s'emparant du poste de contrôle d'Adanane, les rebelles de l'Armée libre syrienne (ASL) s'assurent un passage dégagé vers la Turquie, où se trouvent leur quartier général. Si les opposants parvenaient à s'emparer d'Alep, ils créeraient une "zone sécurisée" dans le nord syrien, à l'image de Benghazi lors de la révolte libyenne en 2011.

tq/lor

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