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Le pétrole en baisse à New York: hausse du dollar et prises de bénéfices

30/07/2012 09:44 EDT | Actualisé 29/09/2012 05:12 EDT

Les cours du pétrole ont ouvert en baisse lundi à New York, pénalisés par le renchérissement du dollar et des prises de bénéfices, dans un marché globalement prudent avant des réunions de politique monétaire très attendues cette semaine.

Vers 13H20 GMT, le baril de référence pour livraison en septembre cédait 20 cents par rapport à la clôture de vendredi, à 89,93 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Il y a actuellement un renversement sur le marché des changes, le dollar se renchérit face à l'euro", a observé Rich Ilczyszyn, analyste chez iiTrader.com.

Le billet vert repartait en effet en hausse face à la monnaie européenne. Or un renchérissement de la devise américaine pénalise les achats d'or noir pour les investisseurs munis de devise étrangère.

De manière générale, le marché pétrolier est "en position attentiste jusqu'à la conclusion de la réunion de la Fed", la banque centrale américaine, a noté l'expert.

"Encore une nouvelle semaine avec le marché pétrolier qui est guidé par les espoirs et la peur", a observé Matt Smith, de Summit Energy (groupe Schneider Electric).

La Fed tient une réunion de politique monétaire mardi et mercredi, qui sera suivie jeudi par une autre de la Banque centrale européenne (BCE). Le président de cette dernière institution a assuré la semaine dernière que tout serait mis en oeuvre pour sauver l'euro, ce qui a semblé ouvrir la porte à des achats de dette espagnole et italienne.

Cela avait nettement dopé les marchés, ce qui a conduit lundi les investisseurs à effectuer des prises de bénéfices, a souligné M. Ilczyszyn.

"Quand la Fed aura fait sa déclaration, on pourra se positionner", a-t-il ajouté, notant "qu'en plus, c'est la fin du mois et personne ne veut vraiment prendre de risque".

Pour les experts de Commerzbank, toutefois, "il y a un certain potentiel de déception" avec ces réunions de politique monétaire.

En outre, le marché gardait un oeil sur le Proche-Orient. "Les violences en cours en Syrie perturbent les marchés" qui craignent que "les révoltes puissent se propager, alors que les tensions avec l'Iran se poursuivent", a indiqué Matt Smith de Summit Energy.

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