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Le Canada connaît une autre dure journée en judo aux Jeux de Londres

30/07/2012 07:49 EDT | Actualisé 29/09/2012 05:12 EDT

LONDRES - Autre dure journée pour le moral des judokas canadiens, lundi, aux Jeux olympiques de Londres. Joliane Melançon et Nicolas Tritton ont plié bagage après leur premier combat au Centre ExCel.

La Blainvilloise Melançon, chez les 57 kilos, s'est fait surprendre par l'Autrichienne Sabrina Filzmoser tandis que Tritton, un Ontarien établi à Châteauguay, a perdu contre l'Ouzbek Navruz Jurakobilov, dans la catégorie des 73 kilos.

Melançon venait de réussir une projection récompensée par un waza-ari quand la rusée Filzmoser l'a agrippée au sol pour lui faire une immobilisation. L'arbitre a arrêté le combat après le compte de 25 secondes.

«Je pensais avoir obtenu le ippon avec ma projection, a-t-elle expliqué, et je n'ai pas tenté de la mettre en danger parce que je m'attendais à ce qu'on signale l'arrêt du combat. Jusqu'à ce que je réalise qu'elle était en train de m'avoir. Quand je me suis sentie rouler sous son poids, il était trop tard. Il n'y avait rien à faire.

«J'ai fait une erreur bête. Dommage parce que c'était un combat à ma portée.»

Melançon, âgée de 25 ans, n'était pas censée prendre part aux JO parce qu'elle ne s'y était pas qualifiée. Elle a reçu une invitation de dernière minute.

Tritton a perdu 1-0 en raison de la deuxième pénalité qu'il a écopée, pour refus de combattre. Il était inconsolable au terme de sa deuxième expérience olympique, qui marque très possiblement son chant du cygne.

«Vous savez, tout le monde vient ici pour gagner. J'ai consacré 18 années de ma vie au sport, y est mis tout mon coeur, et je voulais réellement redonner au Canada pour tout le soutien qu'il m'a accordé, a-t-il dit en sanglots. Je veux aussi que mes deux petites filles (deux ans et demi, et trois mois) soient fières de moi. C'est difficile... Ce n'est pas une belle façon de terminer ma carrière.»

Ces deux autres revers n'insuffleront pas de pep à une équipe qui en avait perdu un peu à la suite du tirage au sort défavorable, la veille du début des tournois.

«J'espère que ça n'aura pas un effet démoralisateur. C'est à moi d'y voir, a affirmé l'entraîneur Nicolas Gill. Nous devons analyser la situation dans le contexte où personne de notre équipe ne figurait parmi les favoris, et que la logique a été respectée jusqu'à maintenant. Nous avons été impliqués dans des combats serrés. Nos athlètes démontrent qu'ils sont prêts tactiquement et physiquement, mais ils sont tombés à court un peu.»

La fin des compétitions n'est annonciatrice de rien de bon. Mercredi et jeudi, respectivement, Kelita Zupancic (70 kg) et Amy Cotton (78 kg) retrouveront sur leur chemin des championnes du monde en titre, soit les Françaises Lucie Decosse, médaillée d'argent aux Jeux de Pékin, et Audrey Tcheumeo, âgée de 22 ans, qui est également championne d'Europe.

Zupancic, de Whitby, en Ontario, et Cotton, d'Antigonish, en Nouvelle-Écosse, s'entraînent sous les ordres de l'ancien champion Gill au club Shidokan de Montréal.

Mardi, Antoine Valois-Fortier (81 kg), natif de Vanier à Québec, affrontera le champion olympique en titre de la catégorie de poids inférieure, l'Azerbaïdjanais Elnur Mammdli.

Mercredi, dans la catégorie des 90 kg, ce sera au tour du Lavallois Alexandre Émond, âgé de 28 ans, d'être confronté à un bon défi face à l'expérimenté Britannique Winston Gordon, cinquième aux Jeux d'Athènes en 2004.

Comme si ça n'allait pas suffisamment mal, Sergio Pessoa, Brésilien de souche qui demeure à Brossard, a subi une blessure à un genou qu'on craint sérieuse, au cours de sa défaite amère de samedi.

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