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L'armée contrôle une partie d'un quartier rebelle d'Alep (sécurité)

30/07/2012 03:04 EDT | Actualisé 28/09/2012 05:12 EDT

L'armée syrienne a pris le contrôle d'une partie du quartier rebelle de Salaheddine à Alep, la grande ville du Nord, a affirmé lundi à l'AFP une source de sécurité à Damas, ce que les rebelles ont démenti.

"L'armée a pris le contrôle d'une partie du quartier de Salaheddine et poursuit son offensive", a déclaré cette source.

Interrogé au téléphone par l'AFP, le colonel Abdel Jabbar al-Oqaidi, chef du conseil militaire rebelle d'Alep, a démenti cette information et affirmé que les troupes gouvernementales n'avaient "pas avancé d'un seul mètre".

"Nous avons repoussé un nouvel assaut contre Salaheddine dans la nuit, et nous avons détruit quatre chars", a affirmé le colonel al-Oqaidi.

Depuis le début de l'offensive des troupes gouvernementales samedi contre Alep, l'Armée syrienne libre (ASL, composée de déserteurs et de civils ayant pris les armes) "a déjà repoussé trois offensives" contre son bastion de Salaheddine (sud-ouest), a assuré l'officier.

Selon lui, l'ASL contrôle "entre 35 et 40% d'Alep", deuxième ville et poumon économique de la Syrie.

L'agence officielle Sana avait annoncé dimanche soir que les soldats étaient en train de "nettoyer" la zone de Salaheddine des "terroristes".

Le chef de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH, basé à Londres) Rami Abdel Rahmane a pour sa part affirmé que l'armée régulière "est juste entrée à la périphérie du quartier".

Les rebelles avaient déjà affirmé dimanche avoir repoussé des assauts de l'armée syrienne contre leurs positions à Alep (355 km au nord de Damas).

Le colonel Oqaidi a affirmé que "plusieurs quartiers d'Alep sont bombardés avec des Mig et des hélicoptères". La veille, il avait demandé à l'Occident l'instauration d'une zone d'exclusion aérienne dans le nord de la Syrie.

Le front d'Alep a été ouvert le 20 juillet et l'assaut de l'armée a été donné samedi après l'arrivée de renforts militaires dans la ville.

Les bombardements par hélicoptères et à l'artillerie lourde dans cette ville de 2,5 millions d'habitants et ses environs ont jeté sur les routes ces deux derniers jours quelque 200.000 personnes, selon la responsable des opérations humanitaires de l'ONU, Valerie Amos, qui a demandé que les organisations de secours puissent "accéder en sécurité" à Alep.

bur-sk/at/sw

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