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Geithner et Schäuble insistent sur la nécessité de coopérer contre la crise

30/07/2012 09:20 EDT | Actualisé 29/09/2012 05:12 EDT

BERLIN - Le secrétaire américain au Trésor Timothy Geithner et son homologue allemand Wolfgang Schäuble, qui se sont rencontrés lundi en Allemagne, ont insisté sur la nécessité d'une action coordonnée face à la crise de la dette dans la zone euro.

M. Geithner s'est rendu sur l'île allemande de Sylt, dans la mer du Nord, où Wolfgang Schäuble est actuellement en vacances. Les deux hommes ont rendu hommage aux efforts de l'Irlande, du Portugal, de l'Espagne et de l'Italie pour redresser leurs économies, et ils se sont montrés optimistes sur les réformes économiques engagées visant à renforcer l'intégration au sein des 17 pays-membres de la zone euro. Dans leur communiqué commun, ils n'ont pas fait référence à la Grèce.

Ils ont aussi insisté sur la nécessité d'une «coopération et coordination internationale», assurant que Washington et Berlin «continueraient à coopérer étroitement avec leurs partenaires (pour) stabiliser davantage les économies internationales et européennes».

M. Geithner devait ensuite s'entretenir à Francfort avec le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi.

Mario Draghi a rassuré les bourses européennes jeudi, en assurant que la BCE ferait «tout ce qu'il faut pour préserver l'euro». Dans les jours qui ont suivi, les dirigeants allemand, français et italien ont également dit qu'ils feraient tout ce qu'ils pourraient pour protéger l'euro. S'ils n'ont pas promis d'action spécifique, ces commentaires ont suscité des attentes concernant une possible intervention de la BCE.

Dans un entretien publié lundi dans le quotidien allemand «Sueddeutsche Zeitung», le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, affirme qu'il n'y a pas de temps à perdre et que les dirigeants européens vont décider dans les jours à venir quelles mesures prendre. Il précise que le fonds de sauvetage et les pays de la zone euro se coordonneraient avec la BCE, «et nous verrons, comme Draghi le dit, des résultats». Mais il dit aussi: «Il faut encore décider ce que nous ferons exactement, et quand. Cela dépend des développements dans les jours qui viennent et de la vitesse à laquelle nous devons réagir».

Le porte-parole du gouvernement allemand, Georg Streiter, s'est pour sa part gardé lundi de parler d'une action spécifique qui serait engagée prochainement. Mais il a souligné que l'Allemagne restait opposée à une mutualisation des dettes, par exemple en ayant recours aux euro-obligations (eurobonds).

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