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Exploit de Heymans: le Canada a peut-être déjà son porte-drapeau pour la clôture

30/07/2012 03:12 EDT | Actualisé 29/09/2012 05:12 EDT

LONDRES - Les Jeux olympiques de Londres viennent à peine de commencer, mais le Canada a peut-être déjà son porte-drapeau pour la cérémonie de clôture.

Décorée d'une quatrième médaille en autant de Jeux d'affilée, la plongeuse Émilie Heymans a pris une sérieuse option sur l'honneur.

D'autant que le tour d'un athlète québécois serait venu de s'acquitter de la tâche, à des olympiades d'été, après avoir vu quatre athlètes anglophones se succéder. Le dernier qui l'a fait a été le judoka Nicolas Gill, lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux d'Athènes en 2004. Cette année-là, le kayakiste Adam van Koeverden avait été le porteur pour la fermeture.

Quatre ans plus tard, aux Jeux de Pékin, van Koeverden avait brandi le drapeau à l'ouverture et la trampoliniste Karen Cockburn à la clôture.

À Londres, le triathlète Simon Whitfield a été le chef de file de la délégation canadienne, 12 ans après l'avoir été lors de la clôture des Jeux de Sydney.

Heymans a écrit une page d'histoire du plongeon aux Jeux olympiques, dimanche, en remportant, en compagnie de Jennifer Abel, la médaille de bronze de l'épreuve en synchro au tremplin de trois mètres.

C'était la première fois qu'une plongeuse gagnait une médaille dans quatre olympiades de suite. Heymans, âgée de 30 ans, avait gagné une médaille d'argent en synchro à la tour avec Anne Montminy en 2000, une de bronze de nouveau en synchro à la tour avec Blythe Hartley en 2004 et une d'argent à l'épreuve individuelle au tremplin de trois mètres en 2008.

Il y a quatre ans, la plongeuse native de Saint-Lambert, sur la rive-sud de Montréal, avait failli être le porte-drapeau pour la clôture, avait-on appris à l'époque. Mais le Comité olympique canadien (COC) lui avait préféré Cockburn, triple médaillée en autant de JO, parce qu'elle devait prendre sa retraite. Quatre ans plus tard, Cockburn est de retour aux Jeux de Londres.

«Je vais rester jusqu'à la toute fin des Jeux et je serais évidemment honorée si on me demandait d'être porte-drapeau», a répondu Heymans, quand on lui a posé la question.

La cycliste Clara Hughes pourrait s'avérer une sérieuse prétendante, si elle ajoutait une septième médaille olympique à son palmarès, mercredi, dans le contre-la-montre individuel féminin.

Mais encore, Hughes, qui a pris part à trois JO d'hiver en patinage de vitesse, a agi comme porte-drapeau à l'occasion des Jeux de Vancouver en 2010.

Pas terminé

La question ne se posera pas advenant que Heymans obtienne une autre médaille au terme de l'épreuve individuelle, vendredi.

Parce qu'après avoir partagé la même marche du podium dimanche, la jeune Abel et elle vont tenter d'en monopoliser deux de l'épreuve en solo.

Les premières médaillées canadiennes devront vite se recentrer sur la compétition, après avoir été emportées dans un tourbillon médiatique lundi. Tout cela après avoir eu de la difficulté à fermer l'oeil de la nuit.

En début de soirée, elles ont pris part à une fête en leur honneur à la Maison du Canada, à Trafelgar Square, au centre de Londres, près du palais de Buckingham. Dès mardi, ce sera le retour aux choses sérieuses.

«Notre préparation ne sera pas affectée parce que nous aurions eu congé, peu importe qu'on ait gagné une médaille ou pas, a souligné Heymans. Personnellement, je n'aurais pas dormi davantage parce que je fais toujours un peu d'insomnie après une compétition.

«La journée a été longue, mais elle a été fort agréable», a-t-elle renchéri.

L'aspect positif dans tout ça, c'est que la pression sera beaucoup moins forte sur la Belge de souche ainsi que sur Abel.

«D'avoir pu obtenir cette fameuse quatrième médaille fait tomber la pression pour vendredi, a admis Heymans. Et ça va nous donner à chacune plus de confiance. À chaque fois qu'on fait une bonne compétition en synchro, ça fait augmenter la confiance.»

Abel a abondé dans le même sens.

«Ce sera une compétition tout à fait différente. Nous serons beaucoup moins stressées. Et comme nous refaisons les mêmes plongeons en solo qu'en duo, nous serons également plus confiantes», a-t-elle fait remarquer.

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