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CORRIGÉ: Les hommes ont plus de chances de survivre à un naufrage (étude)

30/07/2012 03:46 EDT | Actualisé 29/09/2012 05:12 EDT

La règle selon laquelle les femmes et les enfants passent d'abord lors d'un naufrage est un mythe, ont expliqué lundi des scientifiques suédois après avoir analysé 18 catastrophes maritimes au cours desquelles les hommes se sont principalement préoccupés de leur propre survie.

Le naufrage du Titanic, durant lequel 70% des femmes et des enfants ont survécu contre 20% des hommes, est une exception à la règle, affirment Mikael Elindera et Oscar Erixson de l'Université d'Uppsala, en Suède, qui ont étudié le taux de survie de 15.000 naufragés entre 1852 et 2011.

Les hommes à bord d'un navire en perdition ont généralement deux fois plus de chances de survie que les femmes, tandis que les enfants sont encore plus mal lotis que ces dernières.

Le Titanic en 1912 et le Birkenhead, un navire ayant coulé dans l'océan Indien en 1852, sont les deux seuls naufrages étudiés où les femmes ont eu un taux de survie supérieur à celui des hommes.

Leur taux de survie est nettement inférieur lors de 11 naufrages et la différence n'est pas suffisemment marquée pour les cinq autres catastrophes maritimes analysées par les chercheurs suédois.

Lorsque les capitaines ordonnent que priorité soit donnée aux femmes et aux enfants, ces derniers ont par contre plus de chance de survivre, comme le prouve l'exemple du Titanic sur lequel des officiers auraient même tiré sur des hommes ne respectant pas les consignes.

Néanmoins, le capitaine et son équipage tendent, eux aussi, à privilégier leur propre survie, comme le montre l'exemple du naufrage du Costa Concordia, début 2012, lorsque le capitaine italien avait abandonné le paquebot, laissant derrière lui 4.200 passagers, dont 32 trouvèrent la mort.

Selon l'étude suédoise, ce comportement n'est pas vraiment inhabituel, puisque les membres d'équipage "ont un taux de survie plus haut que les passagers, et que seuls neuf capitaines sur 16 ont coulé avec leur navire".

Des disparités similaires selon les sexes ont été relevées par d'autres études consacrées au comportement humain lors de catastrophes naturelles.

"Les agissements entrevus sur le Titanic semblent être à l'origine des idées reçues sur les comportements humains lors des sinistres", concluent les chercheurs.

ksh/sat/bar

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