POLITIQUE

La CAQ propose de réduire la hausse des droits de scolarité

30/07/2012 11:31 EDT | Actualisé 29/09/2012 05:12 EDT
PC

Dévoilant les solutions de son parti pour mettre fin au conflit étudiant, le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, suggère de réduire l'augmentation des droits de scolarité décrétée par le gouvernement Charest.

Au lieu des 254 $ par année sur sept ans, la CAQ propose une hausse de 200 $ sur cinq ans, qui entrerait en vigueur en janvier plutôt qu'à l'automne. Le parti propose de compenser la réduction de l'augmentation par une abolition partielle du crédit d'impôt pour les études supérieures, une suggestion que M. Legault avait déjà faite au printemps.

La CAQ souhaite également une bonification du régime de prêts et bourses et suggère, comme le gouvernement, un remboursement proportionnel aux revenus de la dette d'étude.

François Legault présente sa solution, proposée lors d'une conférence de presse devant l'Université de Montréal, comme un compromis qu'il offre au gouvernement et aux étudiants.

« Et notre objectif, c'est de mettre derrière nous cette crise qui a peut-être été une des pires crises que le Québec a vécue au cours des dernières années. Donc, ce qu'on vise avec cette proposition c'est deux objectifs : maintenir l'accessibilité à l'université, mais aussi maintenir des études de qualité », résume-t-il.

Retour en classe et suspension partielle de la loi 78

Le chef de la CAQ a profité de son point de presse, lundi, pour interpeller les étudiants des cégeps et des universités de la province, leur demandant de se présenter à leurs cours « tel que prévu », à la mi-août.

Il a d'autre part demandé au gouvernement de suspendre « tous les aspects de la loi 78 qui concernent les manifestations », considérant que « ça a mis de l'huile sur le feu » et que « ça n'a pas été utilisé » lors des manifestations étudiantes du printemps.

Les caquistes avaient pourtant voté pour la loi 78 en mai dernier, moyennant quelques amendements. François Legault avait par la suite expliqué que les députés de son parti avaient voté pour la loi afin d'appuyer le retour aux études, précisant que la CAQ s'opposait par contre aux dispositions concernant le droit de manifester.

Le conflit étudiant s'invitera sans nul doute dans la campagne électorale qui, en principe, commence mercredi, même si le premier ministre Jean Charest ne l'a pas officiellement confirmé.

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