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Washington a informé Israël d'un plan B visant l'Iran nucléaire (Haaretz)

29/07/2012 04:19 EDT | Actualisé 27/09/2012 05:12 EDT

Le conseiller américain à la sécurité nationale a informé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'un plan B des Etats-Unis sur des frappes préventives contre des installations nucléaires iraniennes, selon le quotidien israélien Haaretz dimanche.

Tom Donilon, conseiller du président Barack Obama, a rencontré à Washington M. Netanyahu il y a deux semaines lors d'un dîner de trois heures, a rapporté le journal.

"Donilon a cherché à faire comprendre que les Etats-Unis se préparaient sérieusement à la possibilité que les négociations (avec Téhéran sur son programme nucléaire controversé) aboutissent à une impasse et qu'une option militaire serait alors nécessaire", a affirmé Haaretz.

Un responsable israélien, parlant sous couvert de l'anonymat, a démenti cette information. "Rien dans cet article n'est correct. Donilon n'a pas rencontré le Premier ministre à dîner, ne l'a pas vu en tête-à-tête, et n'a pas présenté un plan d'action pour attaquer l'Iran", a-t-il dit à l'AFP.

Cette information est publiée alors que le candidat républicain à la présidentielle américaine Mitt Romney a rencontré dimanche plusieurs dirigeants israéliens à Jérusalem, dans le cadre d'une tournée visant à asseoir sa stature sur le plan international.

Mitt Romney a critiqué au cours de sa campagne la politique de son adversaire vis-à-vis de l'Iran, ennemi juré d'Israël, promettant des sanctions plus sévères s'il était élu.

Israël, considéré comme l'unique puissance nucléaire de la région, un statut sur lequel il maintient l'ambiguïté, présente le programme nucléaire iranien comme une menace pour son existence, se référant aux déclarations répétées des dirigeants de la République islamique prédisant ou souhaitant sa disparition.

Les principaux responsables israéliens, M. Netanyahu en tête, agitent périodiquement la menace d'une opération militaire, exprimant leurs doutes sur l'efficacité des sanctions contre Téhéran, qui proteste du caractère purement civil de son programme nucléaire.

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