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UA: Dlamini-Zuma veut unifier l'Afrique par les infrastructures

29/07/2012 01:08 EDT | Actualisé 28/09/2012 05:12 EDT

Le manque d'infrastructures est le plus grand défi que doit relever l'Afrique si elle veut s'unifier, a estimé dimanche la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma, nouvellement élue à la tête de la Commission de l'Union africaine (UA).

"Comment pouvons-nous nous connecter?", s'est-elle interrogée devant une assemblée de femmes à Pretoria, en constatant que la plupart des infrastructures du continent relient les zones de production de matières premières aux ports, et non les pays africains entre eux.

Cette intégration à laquelle aspire l'UA ne sera possible que si la paix règne en Afrique, a souligné l'ex-femme du président sud-africain Jacob Zuma, qui fut longtemps ministre des Affaires étrangères.

"Comment voulez-vous construire un chemin de fer au milieu d'une guerre?", a-t-elle lancé.

Mme Dlamini-Zuma a estimé que le Parlement panafricain --instance législative sans réel pouvoir installée à Midrand, entre Johannesburg et Pretoria-- devrait remplir un plus grand rôle dans l'intégration africaine. Il pourrait "harmoniser les législations" à travers le continent, selon elle.

"Le Parlement panafricain jouera un rôle important dans l'harmonisation de l'Union africaine, avec le temps, et une fois qu'il aura la responsabilité nécessaire", a-t-elle noté.

Evoquant son élection, Nkosazana Dlamini-Zuma a souligné qu'elle serait la présidente de tous les Africains.

"Quand j'irai là-bas (à Addis Abeba, siège de l'UA, ndlr), je vais travailler au service de l'Afrique, et non de l'Afrique du Sud, même si les Sud-Africains feront partie de ceux que je servirai (...) Je dois commencer à penser à l'Afrique avant l'Afrique du Sud", a-t-elle déclaré.

Mme Dlamini-Zuma, encore ministre de l'Intérieur de son pays, a été élue le 15 juillet présidente de la Commission de l'UA au terme d'une âpre campagne face au sortant, le Gabonais Jean Ping.

jjc-liu/jms

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