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Romney, à la recherche d'une stature internationale, évoque l'Iran en Israël

29/07/2012 07:34 EDT | Actualisé 28/09/2012 05:12 EDT

Le candidat républicain à la présidentielle américaine, Mitt Romney, a souligné la "menace" représentée par un Iran doté de l'arme nucléaire et affirmé le droit d'Israël "à se défendre", lors d'une visite dimanche à Jérusalem.

"Comme vous, nous sommes très inquiets du développement des capacités nucléaires de l'Iran, et nous considérons comme inacceptable que l'Iran devienne une nation dotée de l'arme nucléaire", a-t-il déclaré avant une rencontre avec le président Shimon Peres.

"La menace que (cette situation) pourrait représenter pour Israël, la région et le monde est incomparable et inacceptable", a affirmé M. Romney, arrivé samedi en Israël dans le cadre d'une tournée visant à asseoir sa stature internationale.

Le candidat républicain, qui affrontera le président démocrate Barack Obama lors de l'élection de novembre, a aussi parlé avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu de l'Iran, accusé par Israël et les Occidentaux, malgré ses démentis, de chercher à fabriquer l'arme nucléaire.

M. Romney a évoqué les "mesures supplémentaires" pouvant être prises pour convaincre l'Iran de mettre un terme à "sa folie nucléaire", selon des propos rapportés par la radio publique israélienne.

Le candidat républicain a ensuite affirmé, lors d'un discours devant la Fondation de Jérusalem, qu'il reconnaissait "le droit d'Israël à se défendre".

"Si Israël doit mener une action seul afin que l'Iran arrête de développer cette capacité (nucléaire, ndlr), le gouverneur respecterait cette décision", avait auparavant expliqué un conseiller de M. Romney, Dan Senor, à la presse.

Empêcher l'Iran d'obtenir l'arme nucléaire "doit être notre plus importante priorité nationale en terme de sécurité", a affirmé M. Romney.

"Nous devons prendre toutes les mesures pour dissuader le régime iranien de poursuivre sa course vers le nucléaire et nous espérons que des mesures économiques et diplomatiques le permettront. Mais en fin de compte, bien sûr, aucune option ne doit être exclue", a ajouté M. Romney en faisant allusion à une éventuelle attaque militaire.

M. Netanyahu a pour sa part déclaré qu'il était important de brandir "une menace militaire forte et crédible, associée à des sanctions, pour avoir une chance de changer la situation", répétant que les sanctions et la diplomatie seules "n'ont pas fait reculer jusqu'ici le programme iranien d'un iota".

M. Romney a également rencontré à Jérusalem le Premier ministre palestinien Salam Fayyad, sans que rien ne filtre dans l'immédiat de cet entretien.

Lors de son discours devant la Fondation de Jérusalem, le candidat républicain n'a pas hésité à présenter Jérusalem comme la "capitale" de l'Etat hébreu. Ce qui lui a valu des remerciements chaleureux de la part M. Netanyahu.

Les Etats-Unis ne reconnaissent pas officiellement Jérusalem comme capitale d'Israël. Leur ambassade, comme pratiquement celles de tous les pays représentés en Israël, se trouve à Tel Aviv.

M. Romney se pose en adversaire farouche de la politique prônée par Obama au Moyen-Orient. En janvier, il avait affirmé que le président "avait jeté Israël sous un bus", en posant les frontières de 1967 comme point de départ à des négociations entre Israël et les Palestiniens, ce que refuse M. Netanyahu.

Vendredi, M. Obama s'est livré à une démonstration de soutien à Israël. Entouré de représentants du lobby pro-israélien AIPAC, il a promulgué une loi renforçant la coopération en matière de sécurité et de défense avec l'Etat hébreu et réaffirmé le soutien "inaltérable" de Washington à ce pays.

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