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Les volleyeuses de plage Lessard et Martin s'inclinent à leurs débuts à Londres

29/07/2012 03:51 EDT | Actualisé 28/09/2012 05:12 EDT

LONDRES - Marie-Andrée Lessard et Annie Martin ont mal entrepris le tournoi olympique de volleyball de plage, dimanche, en s'inclinant au bout de trois manches, 21-17, 14-21 et 13-15, contre les Britanniques Shauna Mullin et Zara Dampney.

Les représentantes du pays hôte se sont nourries des encouragements d'une foule de près de 15 000 spectateurs gagnés à leur cause.

Les volleyeuses canadiennes ont offert une performance à l'image de la météo du moment au Horse Guards Parade, c'est-à-dire très variable. Temps froid, pluie, soleil, les quatre saisons y ont presque passé en un peu plus d'une heure.

«Ah, c'est dommage que ça n'ait pas bien tourné pour nous, a soupiré Martin après coup. Nous avons joué un bon match en général. Nous avons connu de bons moments, mais nous avons fait plus d'erreurs qu'à l'accoutumée.»

Lessard et Martin avaient réussi à refroidir l'atmosphère, en enlevant les honneurs de la première manche. Leur inconstance en début de deuxième set a toutefois fait tourner le vent. À la fin du duel, le soleil brillait pour les Britanniques et leurs bruyants partisans.

«Elles ont été meilleures au service à partir du deuxième set, a relevé Lessard. Elles ont réussi à nous déstabiliser en réception. Nous n'arrivions pas à être en contrôle et à construire nos attaques. C'est là qu'elles ont trouvé leur rythme et qu'elles ont commencé à croire en leurs chances.

«Nous n'avons pas si mal fait que ça, a-t-elle continué. Ce sont plutôt les Britanniques qui ont apporté les bons ajustements et qui ont bien exécuté leur stratégie.»

Lessard intimidée

Lessard, âgée de 34 ans, en était à ses débuts aux JO, contrairement à Martin, 30 ans, qui avait fait équipe avec Guylaine Dumont aux Jeux d'Athènes en 2004.

«J'étais fébrile au cours de la journée, a-t-elle admis. Mais quand le match a commencé, j'étais détendue et concentrée.»

Elle a admis avoir trouvé la foule intimidante et que ça sans doute été un facteur dans le résultat.

«Pas qu'elle était hostile à notre endroit, non, mais on ressentait toute l'énergie qu'elle dégageait pour ses favorites, a-t-elle expliqué. Il y a comme une sorte de proximité quand on joue sur un terrain avec peu de gradins. Aujourd'hui, je me sentais très loin.»

Martin a dit que c'était une première expérience du genre pour elle, à ce chapitre.

«La foule a quand même été agréable. J'ai aimé l'atmosphère, a-t-elle dit. Je n'avais jamais joué dans un stade de cette grandeur rempli de partisans de nos adversaires.»

Étau resserré

Les Québécoises s'en voulaient d'avoir échappé un match qui était à leur portée. D'autant que la défaite diminue leur marge de manoeuvre pour la suite du tour préliminaire. Elles doivent vaincre une des deux autres équipes de leur poule, soit la Russie et l'Italie.

En théorie, les Russes sont moins redoutables que les Italiennes, bien qu'elles leur aient donné du fil à retordre, dimanche, avant de s'incliner en trois sets.

Les Canadiennes affronteront les Russes mercredi.

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