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Les rebelles à Alep seront "sans aucun doute vaincus" (ministre syrien)

29/07/2012 07:21 EDT | Actualisé 28/09/2012 05:12 EDT

Les rebelles syriens retranchés à Alep seront "sans aucun doute vaincus", a déclaré dimanche le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem au cours d'une visite à Téhéran, principal allié de Damas dans la région.

"Toutes les forces anti-syriennes se sont rassemblées à Alep (nord de la Syrie) pour lutter contre le gouvernement et elles seront sans aucun doute vaincues" par l'armée syrienne, a déclaré M. Mouallem lors d'une conférence de presse commune avec son homologue iranien Ali Akbar Salehi.

L'armée syrienne mène depuis samedi matin une offensive à Alep, deuxième ville et poumon économique du pays, afin d'en déloger les insurgés retranchés dans plusieurs quartiers.

Assurant que "le peuple syrien se bat aux côtés de l'armée", M. Mouallem a accusé "le Qatar, l'Arabie Saoudite, la Turquie et les pays étrangers à la région d'empêcher la fin des affrontements" en soutenant les rebelles et en leur fournissant des armes.

"La Syrie est la cible d'un complot mondial dont les agents sont les pays de la région", a déclaré M. Mouallem tandis que son homologue iranien accusait Israël d'être à la "tête de ce complot".

"La Syrie a des capacités militaires importantes et peut se défendre", a toutefois prévenu M. Mouallem alors que l'arsenal d'armes chimiques de la Syrie suscite des inquiétudes au sein de la communauté internationale.

Selon M. Mouallem, des combattants entrent en Syrie depuis la Turquie et l'Irak voisins. "Les terroristes qui entrent en Syrie depuis la Turquie sont de nationalité libyenne, tunisienne et égyptienne et ceux qui sont entrés en Syrie depuis l'Irak et ont été arrêtés sont membres d'Al-Qaïda", a-t-il dit.

M. Mouallem a également demandé au gouvernement libanais d'empêcher "des terroristes d'entrer en Syrie depuis son territoire".

L'Iran, principal pays allié dans la région du régime du président Bachar al-Assad, accuse également les pays occidentaux et arabes, notamment l'Arabie saoudite et le Qatar, de soutenir politiquement et militairement la rébellion.

Après son entretien avec M. Salehi, le ministre syrien a été reçu par le président iranien Mahmoud Ahmadinejad qui a espéré que le gouvernement syrien ramène "le plus rapidement possible la sécurité et la stabilité dans le pays", a rapporté l'agence Isna.

M. Ahmadinejad a également accusé les pays de l'Otan, Etats-Unis en tête, de chercher à renforcer Israël et "à assurer leur domination dans la région" en soutenant les rebelles qui veulent renverser le régime du président Assad.

Mardi, le chef d'état-major adjoint des forces armées iraniennes, le général de brigade Massoud Jazayeri, avait prévenu que les alliés de la Syrie "ne permettront pas un changement de régime" à Damas.

A Téhéran, M. Mouallem doit également rencontrer Saïd Jalili, le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale, ainsi que le président du Parlement, Ali Larijani.

Une importante délégation économique syrienne avait effectué il y a quelques jours une visite en Iran.

Les pays arabes et occidentaux ont appelé au départ du pouvoir de M. Assad en Syrie, où plus de 20.000 personnes sont mortes en 16 mois de révolte, selon une ONG syrienne.

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