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Les pharmaciens d'hôpitaux entérinent l'entente

29/07/2012 05:27 EDT | Actualisé 28/09/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - Les pharmaciens hospitaliers du Québec ont entériné à l'unanimité, dimanche, leur nouvelle entente de travail lors d'une assemblée générale où 352 membres étaient présents, a fait savoir l'Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (A.P.E.S.) par voie de communiqué.

L'A.P.E.S. qui représente 1400 membres déplore toujours l'écart entre leurs salaires et ceux de leurs collègues des pharmacies privées au début de leur carrière, mais elle souligne que la récente entente contribue à réduire cet écart de façon importante.

Le salaire d'entrée des pharmaciens détenteurs d'une maîtrise en pharmacie d'hôpital se situe maintenant à 42,59 $ l'heure en incluant une nouvelle prime d'attraction et de rétention et un léger ajustement de l'échelle salariale.

En comparaison, les pharmaciens salariés des pharmacies privées gagnent en moyenne 51 $, d'où un écart salarial d'environ 20 pour cent au bas de l'échelle. Au sommet, cet écart qui était de 10 pour cent est presque entièrement comblé.

En outre, l'entente prévoit le versement d'une prime incitative favorisant le travail à temps complet, particulièrement à 40 heures par semaine (au lieu de 36,25 heures).

Ainsi, pour les pharmaciens à l'entrée de la profession qui choisissent de travailler 40 heures par semaine, cette prime contribue à abaisser l'écart par rapport au salaire des pharmaciens de pharmacie privée à environ 14 pour cent.

Selon le président de l'A.P.E.S., Charles Fortier, la présente entente aura un impact positif. «Nous croyons qu'elle aura un impact positif pour attirer un certain nombre de nouveaux étudiants à la maîtrise en pharmacie d'hôpital. Toutefois, il ne s'agit que d'un premier pas et beaucoup reste à faire si l'on veut finir par recruter tous les pharmaciens dont nous avons besoin dans les établissements de santé du Québec.»

Environ 275 postes de pharmaciens ne sont pas comblés dans les établissements de santé actuellement, a précisé M. Fortier. «Il faudra que le pharmacien hospitalier soit reconnu comme un spécialiste afin d'accroître encore plus l'attrait des jeunes pour la profession. Au cours des prochains mois, nous mettrons l'accent sur la promotion de la profession et sur l'importance de reconnaître l'expertise particulière des pharmaciens qui réalisent la maîtrise. Cette reconnaissance passe par la création d'un titre de pharmacien spécialiste. Dans quelle autre profession, en effet, voit-on le même titre décerné aux généralistes et aux spécialistes? »

Il s'agit pour nous d'une anomalie qui doit être corrigée et nous continuerons de travailler de concert avec l'Ordre des pharmaciens du Québec pour qu'un titre de spécialiste soit créé », a poursuivi M. Fortier.

Pour l'heure, aucun titre ne distingue le pharmacien qui détient une maîtrise de celui ayant cessé ses études après la formation de premier cycle universitaire en pharmacie.

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