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Le chef de la diplomatie syrienne chez l'allié iranien

29/07/2012 04:24 EDT | Actualisé 27/09/2012 05:12 EDT

Le chef de la diplomatie syrienne Walid Moallem est arrivé dimanche en Iran, principal allié du régime de Bachar al-Assad confronté à une rébellion qu'il cherche à écraser, selon l'agence officielle Irna.

M. Moallem, accueilli par son homologue iranien Ali Akbar Salehi, doit rencontrer des responsables du pays et tenir une conférence de presse commune avec M. Salehi vers 14H00 locales (09H30 GMT), selon un communiqué du ministère iranien des Affaires étrangères.

"Il doit discuter des relations bilatérales, de la situation en Syrie et des questions régionales et internationales", selon le vice-ministre des Affaires étrangères Hossein Amir Abdollahian.

Il doit aussi rencontrer Saïd Jalili, le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale, ainsi que le président du Parlement, Ali Larijani.

L'Iran est le principal allié du régime Assad et accuse les pays occidentaux et arabes, notamment l'Arabie saoudite et le Qatar, de soutenir politiquement et militairement les rebelles syriens.

Mardi, le chef d'état-major adjoint des forces armées iraniennes, le général de brigade Massoud Jazayeri, a averti que les alliés de la Syrie "ne permettront pas un changement de régime" à Damas et "porteront des coups décisifs aux ennemis" en cas d'intervention dans le conflit.

Les pays arabes et occidentaux ont appelé au départ du pouvoir de M. Assad en Syrie, où plus de 20.000 personnes sont mortes en 16 mois de révolte selon une ONG syrienne. L'Occident et l'opposition syrienne accusent l'Iran de soutenir militairement le régime syrien.

Une importante délégation économique syrienne, dirigée par le vice Premier ministre Omar Ghalawanji, et comprenant cinq ministres, avait effectué cette semaine une visite en Iran. Lors de cette visite un accord avait été signé pour exporter de l'électricité par l'Iran vers la Syrie via l'Irak.

De violents combats ont repris dimanche à Alep, deuxième ville de Syrie où les rebelles retranchés dans plusieurs quartiers résistent à une offensive de l'armée, selon les militants.

sgh/tp

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