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Joëlle Numainville termine 12e de la course sur route féminine à Londres

29/07/2012 11:30 EDT | Actualisé 28/09/2012 05:12 EDT

LONDRES - Clara Hughes n'a plus qu'une chance d'obtenir une septième médaille olympique, après avoir été incapable de sortir un lapin de son chapeau, dimanche, à l'occasion de la course cycliste féminine sur route des Jeux de Londres.

Trente-deuxième au terme de l'épreuve pluvieuse de 140,3 kilomètres, Hughes s'est fait damer le pion par sa coéquipière canadienne Joëlle Numainville, qui a terminé 12e dans le peloton principal, à 27 secondes de la gagnante.

La Lavalloise a trouvé l'énergie de terminer la course avec force, après avoir été victime d'une chute à une quinzaine de kilomètres de la fin.

«Une fille, je n'ai même pas remarqué qui c'était, a perdu le contrôle devant moi dans un virage, et je suis tombée, a-t-elle expliqué. Ç'a été très dur de revenir.»

Les cyclistes sur route sont habituellement immunisés contre le mauvais temps, mais l'athlète âgée de 24 ans a souligné que les conditions étaient particulièrement difficiles.

«C'était intense, très intense. À partir de la mi-course, la pluie tombait fort et j'avais de la difficulté à voir. Je ne savais plus où mettre mes lunettes. Mais les conditions étaient les mêmes pour tout le monde», a ajouté Numainville, en disant tout de même avoir savouré l'expérience.

Le trio de Canadiennes _ l'autre membre Denise Ramsdem des Territoires du Nord-Ouest a fini 27e dans le groupe de Hughes _ avait comme plan de saisir les occasions quand elles se présenteraient.

L'expérimentée Hughes est allée se positionner à l'avant à plusieurs reprises afin de diriger la circulation, surtout au cours d'ascensions. Mais elle n'a pas suivi la Russe Olga Zabelinskaya, quand elle a orchestré l'attaque décisive au sommet de la deuxième montée de la Box Hill, à environ 46 kilomètres de la fin.

«Quand j'ai vu la Russe déguerpir, j'ai voulu m'élancer mais je me suis retrouvée coincée derrière une Américaine en déséquilibre», a expliqué Hughes.

«Il fallait courir des risques, compte tenu que nous n'étions pas une des équipes de premier plan et que nous n'étions pas quatre, comme le permet la limite. Vous avez vu, même les Allemandes ont raté l'échappée.»

Numainville, troisième au Tour des Flandres cette année, a expliqué que la pluie a compliqué la lecture des situations qui se présentaient.

Avant que Numainville ne soit victime d'une chute, on avait vu Hughes lui parler brièvement.

«On voulait établir une stratégie pour le sprint final», a relaté Numainville, la sprinteuse désignée du Canada en fin de course.

La reine Vos

La course, qui a connu son dénouement devant le palais de Buckingham, a été l'affaire de la Néerlandaise Marianne Vos qui l'a emporté au sprint face à la Britannique Elizabeth Armitstead, en un temps de trois heures, 35 minutes et 29 secondes. La Russe Zabelinskaya a récolté la médaille de bronze.

L'épreuve peu animée a été semblable en plusieurs points à celle de Pékin, avec le même temps pluvieux. Les médaillées de 2008 Nicole Cooke (31e), Emma Johansson (sixième) et Tatiana Guderzo (30e), dans l'ordre, n'ont pas pu répéter leur exploit.

Pour ce qui est de Hughes, elle doit s'en remettre à l'épreuve du contre-la-montre, mercredi, afin de récolter une septième médaille. La Manitobaine âgée de 39 ans, Québécoise d'adoption depuis plusieurs années, est à égalité avec son ancienne coéquipière de patinage de vitesse Cindy Klassen.

«Je me sentais très bien avant la course et j'ai de bonnes vibrations en vue du contre-la-montre», a conclu Hughes, en ajoutant avoir hâte à mercredi.

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