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JO-2012 - Concours complet: un cross aussi "tournant" qu'au GP de Monaco

29/07/2012 12:45 EDT | Actualisé 28/09/2012 05:12 EDT

Lundi, c'est jour de cross du concours complet d'équitation au parc royal de Greenwich, avec un parcours de 5.728 m conçu pour épouser le terrain vallonné, et presque aussi "tournant" que le circuit de Monaco.

"Ici, les virages sont un peu comme sur un circuit automobile", explique l'Italien Stefano Brecciaroli, en 2e position avant d'aborder le cross.

"Le plus grand challenge, ce sera d'entrer dans le temps (10 minutes 03 secondes) et de garder le rythme car c'est vraiment tournant", avertit l'Allemand Peter Thomsen, loin des premiers après le dressage.

"C'est un cross particulier dans la construction, dans le tracé, dans le dénivelé. Pas du tout homogène", résume le Français Nicolas Touzaint, champion olympique 2004 par équipes.

"Les six premières minutes, il y a des descentes, des montées et des virages. Il ne faudra pas tomber dans les courbes très serrées et en dévers. Puis, après la côte, pour les quatre dernières minutes on retrouve plus de galopade entre les obstacles. Il s'agira donc de garder du carburant dans le réservoir", explique Denis Mesples.

Ancienne cavalière internationale, la conceptrice du tracé, Sue Benson, a beaucoup joué sur la topographie des lieux, entre les arbres et les chemins qui ouvrent sur une vue superbe sur la City.

De l'avis unanime de tous les concurrents, "le parcours n'est pas très +gros+ ni très technique. Le plus difficile, ce sera le contrat de foulées", c'est-à-dire de trouver la bonne distance entre deux obstacles. Est-ce que je le fais en cinq, en six (foulées)? Tout le dilemme.

En cross, la confiance doit être totale entre le cavalier, qui a reconnu plusieurs fois le parcours, et le quadripède, qui court à l'aveugle et avec son courage.

A Greenwich, les 28 obstacles du parcours célèbrent la ville de Londres et la majesté du lieu, celui du Méridien d'origine, avec par exemple la Planète (obstacle n°6), représentant Saturne, tout près de l'Observatoire royal, suivie par la Lune.

La Tour de Londres et la haie du Jubilé de diamant en l'honneur des 60 ans de règne d'Elizabeth II n'ont pas été oublié.

Enfin, pour clore le tour, le n°28, dressé en forme de fer à cheval à l'envers, est encadré par deux équidés bondissants. Des sabots de chevaux recyclés ont servi de matériau.

asc/el

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